De twitter

Donc voilà, la lonesome emmerdeuse twitte. Car son ethos est de répandre la bonne parole de la boulasse intergalactique sur l’internet qui réunit les peuples malgré leurs différences irréconciliables croit-on mais pas du tout car il y a l’internet qui réunit les peuples malgré leurs différences irréconciliables croit-on mais pas du tout etc. etc. Alors bon, certes elle est en retard d’à peu près mille années lumières sur l’échelle de la branchitude 2.0. (que veut dire ce sigle numéraire mystérieux ?) (je l’ai su mais je l’ai oublié) (peu importe, ça cause de l’internet qui réunit les peuples malgré leurs différences etc. etc.). Donc twitter, c’est so 2008 que la lonesome emmerdeuse est bien entendu à la traîne. Comme d’hab. Mais qu’à cela ne tienne, son piolet à la main et ses crampons aux pieds, elle se lance à l’assaut de la twittosphère. L’Anapurna, tu m’as déçue.

Ici, un encart de remerciement officiel à Monsieur l’Elfe de l’Internet, qui a dévoilé à Lonesome les mystères de twitter et de ses liens invisibles avec les autres ports de l’océan de l’internet qui… (bon j’arrête), ce qui fait que miraculeusement, ô joyeux compagnons, vous pouvez trouver le compte twitter de la taulière depuis le blogue et faceuhbookeuh et bim c’est parti mon kiki, connectez-vous pour écouter le bruissement du Grand Néant de l’Information Inutile.

Ne médisons pas nonobstant. De quoi gazouille twitter (ui parce que twitter ça veut dire gazouiller, cuicui les petites mésanges que c’est meugnon tout ça) ? Il s’agit d’émettre paroles, pensées et informations en les réduisant, tel un vulgaire texto, à la substantifique moelle de 140 caractères.

the-beginner-s-guide-to-twitter-d5e5ee7224Oui, vous voyez bien le problème. Damnation de la concision, horreur du laconisme, la lonesome emmerdeuse est perdue, elle qui se complaît dans des textes fleuves dont la vacuité n’a d’égale que la longueur ! Terrible est ton destin, toi qui parles trop (non, pas trop quand même) (juste pas mal). Voici alors surgir de ces affreusités orthographiques qui s’égayent en toute liberté, telles « t tro knon jsui cho pour twa rdv 2m1 pr 1 resoi cokine » (voir ici sur la question du langage sms, une abomination plus choquante encore que le mariage pour tous, c’est vous dire). Et encore, grâce à l’iphone, cette invention du ciel, et aux sms illimités, cette invention de la Trinité et de tous les saints réunis (que me pardonne mon entourage, qui subit la canonnade constante de ma prose incoercible), le problème de la concision du sms a été réglé à la satisfaction de tous, et au désespoir de quelques uns (oui ok, 50 sms/jour c’est un peu beaucoup, mais ma vie est si intéressante).

Donc twitter : consiste à donner des infos sur ta life trop passionnante en 140 signes (enfin, si t’es sérieux tu donnes de vraies infos, y a des twittos qui font ça, même je suis abonnée) (mais eux leur trip c’est d’être le premier à avoir l’info) (et là dessus pas la peine de jouer, tu pars battue d’avance). Mais attention, donner ces précieux aphorismes tels quels serait trop facile : il s’agit de les émailler de sigles consistant à crypter l’action pour y ajouter un peu de piquant. Par exemple, imaginons que vous vouliez communiquer que vous êtes en train de choisir un maillot de bains (sujet brûlant pour la planète entière), ça pourrait donner : Profitons des #soldes pour faire péter le #bikini, au #diable l’#avarice OH c’est l’été @meteo_france au bord du suicide. Un bon petit tweet sans aucun contenu, bien en phase avec la société de consommation, et censé être rigolo (oui bon, on n’y arrive pas à chaque coup). On s’explique : le # ou hashtag ou bien dièse mais on dit hashtag pour faire classe genre je sais dire dièse en anglais, ah ouais et alors comment tu dis bémol, dugland ? signale un sujet souvent cité et permet ensuite de retrouver le tweet parmi la mer d’informations pertinentes produites relatives au #bikini, par exemple, voire au #stringficelle. OH signifie overheard, j’ai entendu dire dans les chaumières et bim j’me la pète encore une fois que je cause angliche mouahahaha anyway quoi. Enfin, @, ce magnifique sigle circulaire, c’est l’alpha du tweet, celui qui définit qui tu es, où ton habites, ton identité twitterienne quoi. Pas besoin de se creuser le ciboulot avec « je est un autre » : je est un @, et c’est tout.

TwitterWTF

Bref, RT, FF, HT, LT, TT, twitter a un coût d’entrée lettré, et ça, ça plaît à la lonesome emmerdeuse, qui passe d’ailleurs son temps à RT pour faire profiter ses (peu nombreux mais fidèles) (on l’espère) followers (trop on parle anglais ici comme des natives, so whatever quoi) (anyway, see, I believe I can fly, French fries) de la science infuse de l’univers diffusée par ces petits messages volatils et gouigouizants.

Le problème, quand même, c’est qu’en 140 signes t’as pas 3000 trucs à dire… Donc tu commences vite à avoir une furieuse envie de dégoiser ta life dès qu’une phrase courte te vient à l’esprit. Pour preuve, ce tweet immortel du midi signé hier de la lonesome emmerdeuse (l’auto-citation, on est mal partis les enfants) (ça sent mauvais, ça sent le personal branling, ouuuuuh là là) (voyez cet hilarant tumblr ici) : « Ce moment délicieux où tu te rends compte que tu as oublié de mettre du sel dans l’eau des pâtes #failculinaire » Oui. Affligeant, je vous l’accorde. Quoique frustrant, nous le savons tous : les pâtes sans sel, c’est dégueu (voici un texte ravissant sur la question). Et encore, je me suis retenue de balancer « Les ascenseurs d’Abbesses sont en panne #angoissemétaphysique » ou « La #baguette était trop cuite #mauditboulanger ». La médiocrité s’infiltre vite dans les interstices du tweet. Méfiance, donc, méfiance. Restons sur nos gardes (tu parles, attendez-vous au prochain tweet moisi dans les 24h) (misère de l’homme sans Dieu) (il se met à twitter).

Twittez, twittez, qu’ils disaient. Hélas. Encore une addiction sévère, mais au moins celle-là ne prend que 140 signes à chaque fois.

Suivez-la (ou pas) (mais ça lui fera tant plaisir) (on est vendredi) (#FF #personalbranling #donc) : @wanderingcity

#bisous #amour #paixdanslemonde

Des emmerdeuses – fondement bloguesque

Chers fidèles lecteurs, il est temps de sortir du bois : nous ne sommes plus entre gens de bien. Vous aurez constaté que depuis quelques temps, plutôt que de disserter sur la largeur des rues, la tenancière de ce lieu de savoir et d’introspection sociétale se préoccupe un peu de son cul réflexivité, ce qui l’amène à construire quelques figures emblématiques et mythiques telle la Lonesome Camionneuse, dont le fidèle destrier a posé quelques interrogations à la gent masculine lectrice de ce blogue (mais euh une camionneuse c’est uneuh lesbienneuh) (n’épiloguons pas sur la simplicité des catégorisations masculines) (elle est en quelque sorte contenue dans le concept). De remarques en dérivations, une évidence s’est imposée : I am une emmerdeuse. L’universalité de ce positionnement est certes problématique : c’est pas demain la veille que la foule entonnera à ma suite « nous sommes tous des emmerdeuses alsaciennes ». La ligne éditoriale de la chose n’est donc pas d’une puissance philosophique évidente, mais en tant que Lonesome Emmerdeuse j’en ai pas non plus grand chose à branler, pour le dire vulgairement (ce qui arrive plus souvent, hélas, qu’on pourrait le souhaiter). M’enfin remarquez cette splendide nouvelle mise en page ultra-sobre pour célébrer le tournant philosophique du blogue. L’emmerdeuse est dans la place.

Nous n’épiloguerons point sur le nombre hallucinant d’emmerdeuses présent dans les arts de la narrativité et de l’internet : à croire que cette chose est vaguement genrée. Ouaip, et quand on lit nos braves amis les Académiciens, la chose paraît claire : « Fig. et vulg. Personne qui ne cesse d’importuner, d’agacer, de contrarier ceux qui l’entourent. Ah, celui-là, quel emmerdeur ! Elle est jolie, mais c’est une emmerdeuse. » Bon.  Tout est dans l’exemple. Mais après tout reconnaissons qu’Eve, la First Lady du Livre, est quand même une sacrée emmerdeuse. Entendons-nous bien, il y a anguille sous roche : en fait, Eve est une petite maligne qui a compris « que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence » (la Genèse, c’est pas pour les kékés) (le mec il crée le monde en six jours, si ça pouvait marcher pour ma thèse, merci la vie). Eh ouais les enfants, l’emmerdeuse n’emmerde pas à fond perdu : elle se dévoue à une cause qui la dépasse, telle une prophétesse, une Cassandre (big emmerdeuse sa mère) prête à s’oublier au service des autres qu’elle emmerde sans trêve. Et surtout les hommes, cette bande de mous du gland prêts à rester loser dans le jardin d’Eden en bouffant des fruits (ce qui devait leur donner la chiasse et pas qu’un peu) (voyez comme de la connaissance à la digestion, il n’y a qu’un pas) (lisez plutôt ici). Bref, l’emmerdeuse n’agit pas à fond perdu : c’est ce qui selon nous distingue la chieuse, simple émanation de la féminité qui tape sur le système de l’homme éberlué, pauvre victime éternelle, de l’emmerdeuse. Alors hein, qu’on ne nous reproche pas un manque de scientificité, la chose est fort floue, sans compter la peste et la pouffe, dont ces pages ont déjà traité (ici). Bizarre comme l’inventivité onomastique s’exerce sur les femelles consubstantiellement reloues, tandis que les hommes vont souvent se réfugier derrière le génie incompris. Mouahaha.

 Une exploration conceptuelle de l’emmerdeuse semble donc s’imposer. Voici le cabinet de curiosités de la Lonesome Emmerdeuse, selon un classement sociologique de derrière les fagots issu de la sociologie gogolienne (qui a de beaux jours devant elle) (attendez de voir le post sur les casse-couilles). Notre jeu-concours du jour consistera donc à classer la Lonesome selon son coefficient d’emmerdeuse à poil, à plumes ou à écailles. Le prix sera un bisou à un dauphin. Parce que bon, c’est des emmerdeuses mais on les aime quand même, non ? (moi j’ai besoin d’amouuuuuuuuuuuuur je vous rappelle)

1. Elle a la peau couleur du soleil…

L’emmerdeuse parfois se résume à un trait physique. Hélas, quelle simplification me direz-vous. Mais parfois l’analyse ne doit pas résister à la simplicité. Laissons-nous aller.

L’emmerdeuse au sang chaud

Caliente, comme disent les magazines féminins. L’emmerdeuse du soleil est brune au sang chaud, elle a des seins plutôt proéminents (et souvent des origines exotiques), le revers de sa bonnassitude est son emmerdabilitude profonde, et notamment sa jalousie congénitale ou son appétence pour les armes à feu, qui font que ça se finit souvent plutôt mal, mais au moins y a du rebondissement. Ch’est bon mais ch’est chaud quoi, comme la tarte aux abricots.

Role model : Pearl dans Duel au soleil, Penelope Cruz, Salma Hayek.

Formule d’emmerdement : roulette russe x multiples engueulades x griffures

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 7

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L’emmerdeuse sonore

Dotée d’une voix qu’elle croit suave, l’emmerdeuse sonore exprime en musique son amour de la vie, et mène les hommes à leur perte par ses maléfiques vocalises. Au-delà de la simple casse-oreilles mais pitié ferme-là grognasse, elle exprime des messages d’une immuable vérité, tels que « S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer / Si l’on pouvait changer les choses et tout recommencer / S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer/ Nous ferions de ce rêve un monde / S’il suffisait d’aimer ». Ouaip.

Role model : Céline Dion, les sirènes.

Formule d’emmerdement : surdité potentielle x débilité des paroles / séduction auditive

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 6 si on s’attache au mât (0 si on peut couper la radio ou mettre des boules quies)

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A noter que ces deux types peuvent se combiner, et bien évidemment l’on pense à Shakira, cette femme indépassable (voir ici).

2. La nature est un temple.

L’emmerdeuse est parfois le produit d‘un être-là sans concept, une emmerdeuse juste parce que c’est comme ça. Écoute, Darwin, écoute.

L’emmerdeuse cornélienne

Elle ne sait pas choisir, entre les deux son cœur balance, et ça risque de mal finir. Le dilemme est son rayon et ne comptez pas sur elle pour choisir. Et pourtant, ça marche. Parce qu’elle est si charmante, mais qu’est-ce qu’elle est emmerdante !

Role model : Jeanne Moreau dans Jules et Jim.

Formule d’emmerdement : multiplié ou divisé par deux, c’est selon

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 2. ou 4. ou 8.

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L’emmerdeuse allumée

Nouvelle vague en force, l’emmerdeuse allumée c’est la fille qui ne sait pas quoi faire, qui ne sait pas ce qu’elle veut, qui se complique la vie sans nécessité, qui traverse l’air insouciant l’existence en brûlant tous les ponts derrière elle. Elle fait exploser le monde sans lui donner de sens, mais c’est beau.

Role model : Anna Karina dans Pierrot le Fou

Formule d’emmerdement : A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 10

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L’emmerdeuse pleurnicharde

Dès qu’une paille se met en travers de son chemin, la pleurnicharde fond en larmes plus chaudes que la Méditerranée en août. Tout est déluge, ce qui est bien emmerdant en effet, car le drame c’est un peu fatiguant à la longue… Un peu de tenue, pendarde ! C’est pas comme ça que tu vas faire changer le schmilblick. Un peu princesse Disney, la pleurnicharde est inoffensive mais bêtasse.

Role model : Cendrillon, Cosette, Gwyneth Paltrow.

Formule d’emmerdement : multiplicateur si elle fait partie de votre entourage (voire si c’est votre mère).

Position sur l’échelle de l’emmerditude : incertaine

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3. Société, tu m’auras pas…

L’emmerdeuse est hélas trop souvent le produit de son milieu et irradie avec grâce (car l’emmerdeuse est souvent une bonnasse) les travers de sa condition, qu’elle transcende par la violence de l’emmerditude qui lui permet d’extérioriser la platitude de son existence.

L’emmerdeuse de classe

Fille de rois ou grande bourgeoise du 16ème, le chignon haut et la fourchette en argent pointée contre l’adversité, l’emmerdeuse de classe n’a de cesse de conquérir le pouvoir qui lui revient (ou à son mec, parce que bon, des fois les femmes ont tendance à se réaliser dans leur mec) (ce qui démultiplie alors fortement l’emmerditude, car le malheureux conjoint se trouve poussé dans ses retranchements, et je vous dis pas l’effet quand il sort du ruisseau). Bref, l’emmerdeuse de classe vient du sommet de la pyramide sociale, et elle fera tout pour y rester. Voire pour monter une marche de plus. Les cadavres s’amoncellent sous ses escarpins Dior, sans qu’un instant de remords vienne la troubler : le sang ne lui fait pas peur. Note : elle est souvent blonde.

Role model : Mathilde de la Mole, Daenerys Targaerian, Lady Macbeth.

Formule d’emmerdements : puissance 10 000 divisée par 500 de potentiel de progression dans la société sous l’asymptote potentiellement infinie de la volonté de puissance

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 9

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L’emmerdeuse obsessionnelle

C’est un peu le pendant féminin du lonesome cow-boy à la recherche de sa nièce enlevée par les indiens (salauds de Comanches ! et bim bam je te tire des balles dans les yeux pour la peine) (les cinéphiles auront reconnu John Wayne et La prisonnière du désert, un bien grand film quoique emprunt de quelques préjugés à l’égard des peuplades primitives). Justicière du futur, figure post-moderne donc car féminine, l’emmerdeuse obsessionnelle n’aime pas trop les barbus et, justicière des Méchants, elle course les terroristes derrière son ordinateur. Tout le monde se gausse de sa manie jusqu’à ce qu’elle finisse par faire la nique aux machos en leur montrant l’iniquité des islamistes. Tout cela cache sans doute une enfance brisée et un léger délire de persécution.

Role model : Jessica Chastaing dans Zero Dark Thirty, Carrie dans Homeland.

Formule d’emmerdement : modulable selon la position sociale de l’emmerdé (au top si directeur de la CIA ou Ben Laden, plutôt faible si balayeur à Stockholm)

Position sur l’échelle de l’emmerditude : de 1 à 10

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L’emmerdeuse politique

Plus que de réaliser son destin social, l’emmerdeuse politique croit en une cause, qui la pousse à montrer ses seins dans les lieux publics, à se vêtir de pulls péruviens en poils de lama ou à se faire élire maire du 7ème arrondissement du haut de ses Louboutins de 12 cm. Décidée à prendre une revanche sur la société, l’emmerdeuse politique n’hésite pas à mettre en avant sa féminité pour prendre le pouvoir. Faut dire qu’il a légèrement été monopolisé par les hommes jusque là. On aura tendance à l’appeler par son prénom, voire à la traiter de salope si elle n’accomplit que le 1/10 de l’œuvre de DSK. Mouais.

Role model : Mme de Merteuil, Rachida Dati, The Devil wears Prada.

Formule d’emmerdement : pas plus important que la plupart des hommes politiques x crédulité des électeurs / plafond de verre

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 5

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L’emmerdeuse donneuse de leçons

Ouais bon, ça arrive aussi à la Lonesome Emmerdeuse (voir ici). Son surmoi de prof qui a tout vu-tout lu-tout entendu-tout compris prend hélas trop souvent le dessus, car oui, quand tu sais ce que l’autre ne sait pas, pourquoi ne pas l’aider dans le long chemin vers le savoir ? Petit scarabée, tu ne connais pas ta chance.

Role model : Erin Brockovich, les Vegan, ta prof de français de 3ème, maître Yoda.

Formule d’emmerdement : courbe de gauss proportionnelle à la capacité d’apprentissage de l’impétrant d’une part, et le rejet de la connaissance d’autre part.

Position sur l’échelle de l’emmerditude : minime.

maitre yoda

L’emmerdeuse 2.0.

Usant les outils de l’internet à des fins de relouïtude, l’emmerdeuse 2.0 fait toujours le commentaire qu’il faut pas sur facebook et passe son temps à twitter pour le plus grand désagrément de tous ses followers, qui l’ont sans doute bien cherché (et que faire de plus emmerdant que de twitter ?). Le vide est son domaine, l’inanité son credo. Elle peut néanmoins, par des fulgurances poétiques sans doute involontaire, révolutionner le langage d’un apostrophe téléphonique.

Role model : Nabila, Nadine Morano, Daphné Bürki, les blogueuses.

Formule d’emmerdement : inversement proportionnel à la dépendance à l’internet x insécurité du sujet quant à son e-image

Position sur l’échelle de l’emmerditude : de 0 à 8

Nabila allo

« Trois variétés de femmes : les emmerdeuses, les emmerdantes, les emmerderesses. Cette dernière catégorie comprenant celles qui amènent l’homme à la passivité totale. » Paul Valéry

« Toutes des emmerdeuses, ouais » Robert Bidochon, au PMU de Pigalle.

Merci au Duc de Guise, again. He’s got the moves.