Des emmerdeuses – fondement bloguesque

Chers fidèles lecteurs, il est temps de sortir du bois : nous ne sommes plus entre gens de bien. Vous aurez constaté que depuis quelques temps, plutôt que de disserter sur la largeur des rues, la tenancière de ce lieu de savoir et d’introspection sociétale se préoccupe un peu de son cul réflexivité, ce qui l’amène à construire quelques figures emblématiques et mythiques telle la Lonesome Camionneuse, dont le fidèle destrier a posé quelques interrogations à la gent masculine lectrice de ce blogue (mais euh une camionneuse c’est uneuh lesbienneuh) (n’épiloguons pas sur la simplicité des catégorisations masculines) (elle est en quelque sorte contenue dans le concept). De remarques en dérivations, une évidence s’est imposée : I am une emmerdeuse. L’universalité de ce positionnement est certes problématique : c’est pas demain la veille que la foule entonnera à ma suite « nous sommes tous des emmerdeuses alsaciennes ». La ligne éditoriale de la chose n’est donc pas d’une puissance philosophique évidente, mais en tant que Lonesome Emmerdeuse j’en ai pas non plus grand chose à branler, pour le dire vulgairement (ce qui arrive plus souvent, hélas, qu’on pourrait le souhaiter). M’enfin remarquez cette splendide nouvelle mise en page ultra-sobre pour célébrer le tournant philosophique du blogue. L’emmerdeuse est dans la place.

Nous n’épiloguerons point sur le nombre hallucinant d’emmerdeuses présent dans les arts de la narrativité et de l’internet : à croire que cette chose est vaguement genrée. Ouaip, et quand on lit nos braves amis les Académiciens, la chose paraît claire : « Fig. et vulg. Personne qui ne cesse d’importuner, d’agacer, de contrarier ceux qui l’entourent. Ah, celui-là, quel emmerdeur ! Elle est jolie, mais c’est une emmerdeuse. » Bon.  Tout est dans l’exemple. Mais après tout reconnaissons qu’Eve, la First Lady du Livre, est quand même une sacrée emmerdeuse. Entendons-nous bien, il y a anguille sous roche : en fait, Eve est une petite maligne qui a compris « que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence » (la Genèse, c’est pas pour les kékés) (le mec il crée le monde en six jours, si ça pouvait marcher pour ma thèse, merci la vie). Eh ouais les enfants, l’emmerdeuse n’emmerde pas à fond perdu : elle se dévoue à une cause qui la dépasse, telle une prophétesse, une Cassandre (big emmerdeuse sa mère) prête à s’oublier au service des autres qu’elle emmerde sans trêve. Et surtout les hommes, cette bande de mous du gland prêts à rester loser dans le jardin d’Eden en bouffant des fruits (ce qui devait leur donner la chiasse et pas qu’un peu) (voyez comme de la connaissance à la digestion, il n’y a qu’un pas) (lisez plutôt ici). Bref, l’emmerdeuse n’agit pas à fond perdu : c’est ce qui selon nous distingue la chieuse, simple émanation de la féminité qui tape sur le système de l’homme éberlué, pauvre victime éternelle, de l’emmerdeuse. Alors hein, qu’on ne nous reproche pas un manque de scientificité, la chose est fort floue, sans compter la peste et la pouffe, dont ces pages ont déjà traité (ici). Bizarre comme l’inventivité onomastique s’exerce sur les femelles consubstantiellement reloues, tandis que les hommes vont souvent se réfugier derrière le génie incompris. Mouahaha.

 Une exploration conceptuelle de l’emmerdeuse semble donc s’imposer. Voici le cabinet de curiosités de la Lonesome Emmerdeuse, selon un classement sociologique de derrière les fagots issu de la sociologie gogolienne (qui a de beaux jours devant elle) (attendez de voir le post sur les casse-couilles). Notre jeu-concours du jour consistera donc à classer la Lonesome selon son coefficient d’emmerdeuse à poil, à plumes ou à écailles. Le prix sera un bisou à un dauphin. Parce que bon, c’est des emmerdeuses mais on les aime quand même, non ? (moi j’ai besoin d’amouuuuuuuuuuuuur je vous rappelle)

1. Elle a la peau couleur du soleil…

L’emmerdeuse parfois se résume à un trait physique. Hélas, quelle simplification me direz-vous. Mais parfois l’analyse ne doit pas résister à la simplicité. Laissons-nous aller.

L’emmerdeuse au sang chaud

Caliente, comme disent les magazines féminins. L’emmerdeuse du soleil est brune au sang chaud, elle a des seins plutôt proéminents (et souvent des origines exotiques), le revers de sa bonnassitude est son emmerdabilitude profonde, et notamment sa jalousie congénitale ou son appétence pour les armes à feu, qui font que ça se finit souvent plutôt mal, mais au moins y a du rebondissement. Ch’est bon mais ch’est chaud quoi, comme la tarte aux abricots.

Role model : Pearl dans Duel au soleil, Penelope Cruz, Salma Hayek.

Formule d’emmerdement : roulette russe x multiples engueulades x griffures

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 7

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L’emmerdeuse sonore

Dotée d’une voix qu’elle croit suave, l’emmerdeuse sonore exprime en musique son amour de la vie, et mène les hommes à leur perte par ses maléfiques vocalises. Au-delà de la simple casse-oreilles mais pitié ferme-là grognasse, elle exprime des messages d’une immuable vérité, tels que « S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer / Si l’on pouvait changer les choses et tout recommencer / S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer/ Nous ferions de ce rêve un monde / S’il suffisait d’aimer ». Ouaip.

Role model : Céline Dion, les sirènes.

Formule d’emmerdement : surdité potentielle x débilité des paroles / séduction auditive

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 6 si on s’attache au mât (0 si on peut couper la radio ou mettre des boules quies)

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A noter que ces deux types peuvent se combiner, et bien évidemment l’on pense à Shakira, cette femme indépassable (voir ici).

2. La nature est un temple.

L’emmerdeuse est parfois le produit d‘un être-là sans concept, une emmerdeuse juste parce que c’est comme ça. Écoute, Darwin, écoute.

L’emmerdeuse cornélienne

Elle ne sait pas choisir, entre les deux son cœur balance, et ça risque de mal finir. Le dilemme est son rayon et ne comptez pas sur elle pour choisir. Et pourtant, ça marche. Parce qu’elle est si charmante, mais qu’est-ce qu’elle est emmerdante !

Role model : Jeanne Moreau dans Jules et Jim.

Formule d’emmerdement : multiplié ou divisé par deux, c’est selon

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 2. ou 4. ou 8.

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L’emmerdeuse allumée

Nouvelle vague en force, l’emmerdeuse allumée c’est la fille qui ne sait pas quoi faire, qui ne sait pas ce qu’elle veut, qui se complique la vie sans nécessité, qui traverse l’air insouciant l’existence en brûlant tous les ponts derrière elle. Elle fait exploser le monde sans lui donner de sens, mais c’est beau.

Role model : Anna Karina dans Pierrot le Fou

Formule d’emmerdement : A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 10

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L’emmerdeuse pleurnicharde

Dès qu’une paille se met en travers de son chemin, la pleurnicharde fond en larmes plus chaudes que la Méditerranée en août. Tout est déluge, ce qui est bien emmerdant en effet, car le drame c’est un peu fatiguant à la longue… Un peu de tenue, pendarde ! C’est pas comme ça que tu vas faire changer le schmilblick. Un peu princesse Disney, la pleurnicharde est inoffensive mais bêtasse.

Role model : Cendrillon, Cosette, Gwyneth Paltrow.

Formule d’emmerdement : multiplicateur si elle fait partie de votre entourage (voire si c’est votre mère).

Position sur l’échelle de l’emmerditude : incertaine

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3. Société, tu m’auras pas…

L’emmerdeuse est hélas trop souvent le produit de son milieu et irradie avec grâce (car l’emmerdeuse est souvent une bonnasse) les travers de sa condition, qu’elle transcende par la violence de l’emmerditude qui lui permet d’extérioriser la platitude de son existence.

L’emmerdeuse de classe

Fille de rois ou grande bourgeoise du 16ème, le chignon haut et la fourchette en argent pointée contre l’adversité, l’emmerdeuse de classe n’a de cesse de conquérir le pouvoir qui lui revient (ou à son mec, parce que bon, des fois les femmes ont tendance à se réaliser dans leur mec) (ce qui démultiplie alors fortement l’emmerditude, car le malheureux conjoint se trouve poussé dans ses retranchements, et je vous dis pas l’effet quand il sort du ruisseau). Bref, l’emmerdeuse de classe vient du sommet de la pyramide sociale, et elle fera tout pour y rester. Voire pour monter une marche de plus. Les cadavres s’amoncellent sous ses escarpins Dior, sans qu’un instant de remords vienne la troubler : le sang ne lui fait pas peur. Note : elle est souvent blonde.

Role model : Mathilde de la Mole, Daenerys Targaerian, Lady Macbeth.

Formule d’emmerdements : puissance 10 000 divisée par 500 de potentiel de progression dans la société sous l’asymptote potentiellement infinie de la volonté de puissance

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 9

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L’emmerdeuse obsessionnelle

C’est un peu le pendant féminin du lonesome cow-boy à la recherche de sa nièce enlevée par les indiens (salauds de Comanches ! et bim bam je te tire des balles dans les yeux pour la peine) (les cinéphiles auront reconnu John Wayne et La prisonnière du désert, un bien grand film quoique emprunt de quelques préjugés à l’égard des peuplades primitives). Justicière du futur, figure post-moderne donc car féminine, l’emmerdeuse obsessionnelle n’aime pas trop les barbus et, justicière des Méchants, elle course les terroristes derrière son ordinateur. Tout le monde se gausse de sa manie jusqu’à ce qu’elle finisse par faire la nique aux machos en leur montrant l’iniquité des islamistes. Tout cela cache sans doute une enfance brisée et un léger délire de persécution.

Role model : Jessica Chastaing dans Zero Dark Thirty, Carrie dans Homeland.

Formule d’emmerdement : modulable selon la position sociale de l’emmerdé (au top si directeur de la CIA ou Ben Laden, plutôt faible si balayeur à Stockholm)

Position sur l’échelle de l’emmerditude : de 1 à 10

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L’emmerdeuse politique

Plus que de réaliser son destin social, l’emmerdeuse politique croit en une cause, qui la pousse à montrer ses seins dans les lieux publics, à se vêtir de pulls péruviens en poils de lama ou à se faire élire maire du 7ème arrondissement du haut de ses Louboutins de 12 cm. Décidée à prendre une revanche sur la société, l’emmerdeuse politique n’hésite pas à mettre en avant sa féminité pour prendre le pouvoir. Faut dire qu’il a légèrement été monopolisé par les hommes jusque là. On aura tendance à l’appeler par son prénom, voire à la traiter de salope si elle n’accomplit que le 1/10 de l’œuvre de DSK. Mouais.

Role model : Mme de Merteuil, Rachida Dati, The Devil wears Prada.

Formule d’emmerdement : pas plus important que la plupart des hommes politiques x crédulité des électeurs / plafond de verre

Position sur l’échelle de l’emmerditude : 5

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L’emmerdeuse donneuse de leçons

Ouais bon, ça arrive aussi à la Lonesome Emmerdeuse (voir ici). Son surmoi de prof qui a tout vu-tout lu-tout entendu-tout compris prend hélas trop souvent le dessus, car oui, quand tu sais ce que l’autre ne sait pas, pourquoi ne pas l’aider dans le long chemin vers le savoir ? Petit scarabée, tu ne connais pas ta chance.

Role model : Erin Brockovich, les Vegan, ta prof de français de 3ème, maître Yoda.

Formule d’emmerdement : courbe de gauss proportionnelle à la capacité d’apprentissage de l’impétrant d’une part, et le rejet de la connaissance d’autre part.

Position sur l’échelle de l’emmerditude : minime.

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L’emmerdeuse 2.0.

Usant les outils de l’internet à des fins de relouïtude, l’emmerdeuse 2.0 fait toujours le commentaire qu’il faut pas sur facebook et passe son temps à twitter pour le plus grand désagrément de tous ses followers, qui l’ont sans doute bien cherché (et que faire de plus emmerdant que de twitter ?). Le vide est son domaine, l’inanité son credo. Elle peut néanmoins, par des fulgurances poétiques sans doute involontaire, révolutionner le langage d’un apostrophe téléphonique.

Role model : Nabila, Nadine Morano, Daphné Bürki, les blogueuses.

Formule d’emmerdement : inversement proportionnel à la dépendance à l’internet x insécurité du sujet quant à son e-image

Position sur l’échelle de l’emmerditude : de 0 à 8

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« Trois variétés de femmes : les emmerdeuses, les emmerdantes, les emmerderesses. Cette dernière catégorie comprenant celles qui amènent l’homme à la passivité totale. » Paul Valéry

« Toutes des emmerdeuses, ouais » Robert Bidochon, au PMU de Pigalle.

Merci au Duc de Guise, again. He’s got the moves.

Because Istanbul

Ceci est un compte-rendu partiel et totalement partial des meilleures vacances de la vie de la Lonesome Emmerdeuse (parce qu’il paraît qu’elle est plus emmerdeuse que camionneuse) (mais ça va, ça ne la dérange pas trop). Il ne sera donc point question d’islamisation, de problèmes de digestion dus à l’abus de viandes grillées ou de queue par 30° à l’ombre. Accompagnée des Quatre Bombasses, Melle Adorable, Melle Classe Internationale, Melle Cœur d’Or et Melle Sourire de Madone, l’Emmerdeuse ne s’est point emmerdée. Point une seconde. Que ses amies soient bénies. Et Istanbul aussi. Parce que, laissez-moi vous le dire, BECAUSE ISTANBUL en effet.

Et parce que la poésie est mère de toute chose, disons-le en rimes.

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Istan-déroule

Le tapis de la ville à l’infini, qui s’en va partout en désordre sur les collines les pentes d’Asie et d’Europe on ne sait plus et on s’en fout, les tapis rouges et multicolores, les kilims mais aussi les citernes romaines sous les basiliques byzantines les mosaïques sous les enduits sous les mosquées les minarets partout et en bas et en haut, la ville qui descend les pentes et escalade les rues à coups de vigne vierge et de jasmin, les rues qui s’enroulent et se cul-de-sac au pied des chats couchés au soleil qui se battent pour une femelle poilus maigres gras paresseux royaux à l’assaut des arbres les rues des bazars au hasard des boutiques étranges à touristes des épices de l’or du cuivre des narguilés des faïences des faïences magiques des bleus des rouges des verts et les ors des mosaïques byzantines les fontaines du harem les cours du palais des mosquées les pierres dressées des cimetières les sons les sons les sons l’appel du muezzin des minarets partout le coup de corne du ferry les sirènes stridentes la techno turque à fond les ballons les ombres et le soleil le soleil les cafés les terrasses les vendeurs à la sauvette les étudiants les rues fantomatiques la nuit les rues débordantes la nuit. Istan-déroule à l’infini. Istan-déroule le monde.

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Istan-foule

Hélas, il faut verser dans le cliché car on ne peut pas le dire autrement : Istanbul est un mélange d’Orient et d’Occident, de langueur et de vivacité, d’ordre et de foutoir, de tchadors et de minishorts, de monster trucks et de dos d’âne, de barquettes et de supertankers, de tours et de bow-windows en ruine, et de plein de choses encore qu’il serait trop long d’énumérer car la Lonesome Emmerdeuse n’est pas Prévert non plus, mais en tout cas ça dépote sa mère. Précisons d’ailleurs immédiatement le sens de cette expression, car la génitrice de Lonesome lui a fait récemment remarquer que quand même, le Larousse avait une plus stricte définition du mot « dépoter », à savoir « ◾Retirer une plante de son pot pour la placer dans un autre ou la mettre en pleine terre. ◾Décharger un conteneur maritime des lots de marchandises qu’il contient. ◾Vider ou transférer le contenu d’un réservoir, et notamment d’un wagon ou d’un camion-citerne. » Merci pour cette mise au point : il est tout d’abord évident qu’Istanbul dépote au sens premier, car de Constantinople à Atatürk en passant par Byzance, le rempotage a de beaux jours devant lui. De ça à ça en passant par ça (merci au Duc de Guise, toujours avide de reconnaissance sociale et de se la péter qu’il connaît la musique). Ensuite, précisons que dans l’idiome relâché de ce blog rimbaldien plein de sympathiques idiosyncrasies langagières, « ça dépote » est l’exact synonyme de « grosse boulasse intergalactique ». Istanbul, foule de trucs cools.

Istan-saoule

Hélas, l’alcool est cher à Istanbul. Le cœur de l’Emmerdeuse pleure à cette constatation : la limonade est plus abordable que la vinasse, que les Turcs fabriquent pourtant avec grande honnêteté. Enfin, les köfte, les tripes de mouton et moules farcies, les kebabs, poissons grillés, baklavas, loukoums, épices épices et épices encore sont une satisfaction calorique tout à fait satisfaisante. Et les fruits séchés !!! AAAAAAAAAH. Le régime commence demain.

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Istan-maboul,  Istan-bouge ton boule, Istan-cool

Chers amis étonnés, sachez qu’Istanbul, loin d’être la ringarde perle de l’Orient, est le top de la hype. Les boutiques de Montmartre peuvent aller se rhabiller, voire les bars de Ménilmontant. Y a du level de branchitude, je vous dis que ça. Les Quatre Bombasses, traînant à leur suite la Lonesome Emmerdeuse, ringarde à son corps défendant mais qui a toujours un mal fou à surmonter Shakira, ont fait la conquête des rooftops de ouf, des boîtes qui déchirent, des boutiques trop mimi (de ces CHAUSSURES !!! hélas pour son compte en banque, Lonesome a dû renoncer à ces escarpins rouges plus inspirants qu’un poème de Baudelaire). L’urbaniste de service se retient de faire un couplet pontifiant sur la gentrification, mais enfin on s’en fout, venez bougez votre boule to the risen of the music, et vive Galata et Taksim, les mariées dans les bars, les bouées accrochées aux néons, la fête et la dolce vita.

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Istan-pool

L’eau l’eau l’eau est là partout (à l’eau, comme dirait Nabila), dans les fontaines le Bosphore les mers la ria les bains turcs. Après le ferry vers les îles aux Princes, les Princesses ont même plongé un orteil dans la Mer de Marmara. Et se sont laissées couler dans les piscines du hammam de Sinan, le grand architecte du 17ème (oui, culture et bulles de savon et on se croirait dans un tableau d’Ingres). Istan-bain, s’y baigner et s’y noyer.

Y revenir, en tout cas.

Because Istanbul. Je vous l’avais bien dit.