Des coloriages et du monde merveilleux de la lonesome camionneuse

D’aucuns prétendent que les cartes sont des COLORIAGES. Je commencerai donc par celui-ci:

Du coloriage??? Honteuse sous-estimation issue de cerveaux lents et frustrés, qui doivent sans doute estimer que Léonard était un barbouilleur, Kandinsky un badigeonneur, Titien un gribouilleur et Walt Disney un peintraillon (OUAIS, Walt Disney, grand génie de l’image, PARFAITEMENT). Augurons que ces insulteurs à la petite semaine ont quelque complexe violent et caché de n’avoir jamais réussi à esquisser une figure plus signifiante qu’un étron dans un bidet (je ne suis pas vénère, je suis sévère mais juste, na).

Et même si les cartes ne servaient qu’à colorier le monde, et pas à faire la guerre ou de la politique, à déchiffrer le monde, à donner son avis, à s’orienter, à se perdre et à se retrouver, ce serait quand même trop cool, na. Les cartes, c’est pas  juste une image, non malheureux mortels, on peut aussi y dessiner la couleur de nos rêves.

Comme vous l’aurez remarqué au nombre de « na », la lonesome camionneuse est légèrement susceptible sur le sujet des trucs qu’elle fait dans la life. Les cartes, les blogs, les gâteaux, les thèses, vous rien dire à ce propos, COMPRIS? Car quand lonesome camionneuse fâchée…

Alors ouaiche ma poule, depuis la cabine du monster truck, elle vous a dessiné un peu comment s’organise sa life sur notre triste planète, qui aurait bien besoin d’un petit COLORIAGE tiens.

Voici donc, en exclusivité supra-luminique, le monde selon la lonesome camionneuse (et ça rigole pas dites-donc) (cliquez dessus, ou vous ne verrez rien, hein):

Les p’tits cœurs sont une intervention de Sneaky Princess (vade retro, cucuterie!), ils désignent les villes du kif de la boulasse intergalactique pour les rouges (l’Italie dans son entièreté étant considérée comme une ville du kif), les kifs roses désignant la boulasse galactique et amicale où se situent mes amis le Bonze très précieux et la Philosophe au chat (I miss you guys).

Alors bon évidemment je voulais mettre des liens ultra-pertinents vers les posts correspondants mais comme je suis une quiche intégrale en html et que ça fait une heure que je m’énerve, je lâche l’affaire et vous conseille de fouiller tout seuls sur le blogue, parce que la fonction rechercher c’est pas fait pour les chiens, et puis j’ai des courses à faire.

Pour finir, une fois que vous aurez déchiffré ce devisement du monde d’une acuité plus grande que le fil à couper le beurre, je voudrais rappeler qu’aujourd’hui est un jour solennel, nous célébrons Strasbourg libérée et la Princesse du Son, être de sagesse et de lumière. Recueillons-nous mes frères, et place à la teufasse.

BFF meuf (comme on dit chez les jeunes).

De la cucuterie et de son irrépressible attrait sur les filles

Dernièrement, comme personne ne me souhaitait mon anniversaire de blogue et que je me sentais très seule, je me suis beaucoup rapprochée de mon ami google, qui par la voie céleste de youtube nous apporte tout cuit comme des faisans farcis sur un plateau des superbes extraits de film. Disney me voici! Et puis comme la lonesome camionneuse en moi reculait dans son antre pour fourbir ses armes contre l’émir du Q., décidément très en retard, v’là t’y pas qu’est arrivée en douce (elle arrive toujours en douce, à la sournoise, mais elle prétend que c’est très féminin) mon autre double infernal (mais bien plus dangereux), meet Sneaky Princess.

Il faut savoir que hélas, hélas, lamentations et fureur, Sneaky Princess est toujours en embuscade. Il faut s’en méfier plus que la peste, le choléra, le VIH et la syphilis réunis. Il y a péril en demeure. Tous aux abris.

Sneaky Princess c’est la meuf qui a bien tout retenu des principes de la domination masculine et qui trouve ça normal, voire trop coolos, de se la prendre bien profond dans le fion d’être exploitée par les mâles environnants – et ÉVIDEMMENT en dernière instance par LUI, le prince charmant le seul l’unique, son âme sœur, qui l’attend quelque part au beau milieu d’un rêve. Ouaip. Elle est pas dans la merde. En même temps, elle attend du gars qu’il lui assure le gîte et le couvert, et pas que s’il vous plaît, une petite veste Chanel de temps à autre ça vous éclaire la journée la plus morne.

Elle est totalement inapte à quoi que ce soit – travailler? Pfffft! Sauf à diverses activités de jeune fille accomplie: chanter, parler avec les oiseaux et les souris (eh ouais! ce n’est pas tant une petite nature que ça), très éventuellement lire, et surtout, être belle en toutes circonstances (même fringuée en souillon). Le destin cruel, de fait, la condamne ponctuellement à faire la bonniche, et là elle est forte (pratique en même temps, les bulles de savon, pour s’admirer la gueule). Bref, une vraie femme de ménage libérée (et c’est pas si facile, comme dit Cookie Dingler, star alsacienne de premier plan).

En matière de statut social, Sneaky Princesse n’a pas trop envie de se bouger le séant pour gagner sa vie étant donné que c’est une héritière, merci papa. D’ailleurs idéalement elle hérite aussi de son mec dès sa naissance, comme dirait Guy Marchand : destinés, nous étions destinés. Bref, le principe c’est que dans la vie y a pas trop d’effort à faire pour se trouver et autres conneries. Mauvais mauvais mauvais. Mais les psys seraient tous au chômage avec ce type de follasse. Par contre, gros jackpot pour les salons d’esthétique (qu’ils aillent tous en enfer, ce marché de la beauté plus répugnant qu’un panier de serpents à sonnette).

Évidemment, le réquisit premier dans la vie de Sneaky Princess, c’est d’être belle comme le jour, et autres niaiseries de contes de fée (genre : peau blanche comme la neige, et bla bla bli et bla bla bla). Ceci ne me pose pas tant de problèmes, étant donné que je suis une bombasse intergalactique, mais enfin disons que la princesse a une petite tendance pour la teinture blonde, les ongles peints et les robes à frous-frous. Ce qui, de fait, n’est pas FORCEMENT compatible avec la coolitude bobo qui est la mienne (ne commencez pas sur mes contradictions, je hais the Coupeulz et je porte néanmoins des jeans slims et des chapeaux d’homme) (mais enfin, avec goût) (hu hu hu).

Du coup, quand t’es dans la Princess attitude (oui, n’oublions jamais Lorie et son inoubliable opus La positive attitude, qui sut inspirer notre premier ministre en son temps) il faut taffer un peu niveau physique – certes Sneaky Princess est magnifique naturellement, mais un peu de crème hydratante (TOUJOURS hydrater sans hésiter), de shampoing sans silicone, de gommage et de manucure pour s’entretenir sont un minimum syndical (c’est d’ailleurs la seule fois que Sneaky Princess use du mot « syndical ») (le syndicat s’incarne à ses yeux en entité barbare d’ouvriers sales aux trognes effrayantes – c’est pas les sept nains qui iraient pointer à la CGT, ils sifflent en travaillant, les braves petits). Parce que voilà le sens de la vie de Sneaky Princess : trouver un prince charmant, et ce sans même ouvrir la bouche.

Pas de drague donc dans la vie de la princesse: le mec te kiffe direct sur ta voix comme dans la Belle au Bois Dormant (Mon aaaaamour, je t’ai vu au beau milieu d’un rêêêêve), ou bien plus logiquement ton physique de rêve, de préférence avantageusement relevé d’une tenue gouleyante (Cendrillon, Blanche-Neige, La Belle et la Bête, Aladin, et j’en passe). Sneaky Princess n’est pas une guenipe. Elle rêve de robes roses et bleu layette, relevées de nœuds et de petits rubans scintillants.

Si c’est un fétichiste, son mec sera attiré par son pied, comme cette brave Cendrillon: attention donc à garder une pédicure présentable et des chaussures de bon aloi. Bon, si elle n’a pas l’aide de la magie, il n’y a qu’une solution, le porte-monnaie de Papa (travailler? moi? quelle idée!) Notons également que la princesse n’a tellement rien à faire pour que le mec tombe raide dingue d’elle qu’il peut avoir l’épiphanie amoureuse même face à son cadavre. C’est fort. Donc, un prince un peu zarbe niveau fantasmes sexuels, mais que demande le peuple? Il est prince, il est charmant, c’est tout ce dont on a besoin.

Et c’est parti pour la vie! Avec ton prince ma fille, c’est du solide! Bien que tu n’aies pas encore échangé une parole avec ce charmant monsieur, ça va rouler pendant quarante ans. Bien évidemment, le but dans la vie de Sneaky Princess, comme toutes les connasses Disney de l’histoire de la cinématographie, est de finir mariée casée avec beaucoup d’enfants bref, acceptable socialement quoi. Et puis si tu peux faire des coucous par la fenêtre du carrosse c’est tout bénéf’. Parce que tant que t’es pas mariée, et surtout mère, t’es pas vraiment une femme. Alors parlons-en quand t’es célib’.

Bien. Sneaky Princess passe ses journées dans les rêves de son cœur ses fantasmes de dominée qui kiffe son joug comme le chien-chien son maître. Et ça les amis, c’est tout à fait dangereux. Parce que les garçons c’est pas gentil. Ce sont juste des gens comme les autres qui n’ont pas que ça à foutre d’une connasse en robe longue qui leur casse les burnes pour ne faire qu’un dans l’âme et le sentiment – et accessoirement leur extorquer de la monnaie pour divers menus objets de consommation courante qu’on moissonne rue Cambon. La vie de Sneaky Princess est donc vouée à l’échec, mais elle a vachement de mal à l’admettre parce que bon, c’est Disney. Le truc qu’elle a revu 100 000 fois depuis qu’elle a 4 ans. Même Robespierre et Louise Michel ne font pas le poids. Ce que c’est que de nous.

Évidemment, Lonesome camionneuse est une pauvre raclure de bidet aux yeux de Sneaky Princess. Un combat homérique s’annonce: kalachnikov contre pluie de roses, je me demande quelle en sera l’issue.

L’épopée commence. Stay tuned.