Noël à Pigalle

Oui, la Mère Noël existe, en tout cas à Pigalle on lui voue une dévotion sans faille.

Poursuivons notre réflexion sur le sens de la fête de Noël avec cette magnifique chanson d’Enrico Macias, qui nous rappelle que le plus important c’est de donner – et la Mère Noël de Pigalle n’hésite pas, elle, à donner de sa personne. L’esprit de Marie-Madeleine n’est pas mort.

Donnez moi de la tendresse surtout pas d’argent
Gardez toutes vos richesses car maintenant
Le bonheur n’est plus à vendre le soleil est roi
Asseyez vous à ma table, écoutez-moi
On est tous sur cette Terre des mendiants de l’amour
Qu’on soit pauvre ou milliardaire, on restera toujours les mêmes
Ces hommes extraordinaires ces mendiants de l’amour
Moi j’ai besoin de tendresse chaque jour

Donnez donnez donnez
Donnez donnez moi
Donnez donnez donnez
Dieu vous le rendra.

Le gros sapin, souvenir de Chicago / The big Christmas tree, memory of Chicago

Le vent souffle, Noël approche, l’incitation lancinante à consommer se déploie partout dans la ville.

Souvenir d’un décor de centre commercial à Chicago l’hiver dernier, on rentre pour se mettre au chaud (fait très froid à Chicago, faut bien dire), et là paf ! un gros sapin, le plus kitsch que j’aie jamais vu, couvert de petites loupiotes qui clignotent et de glands en velours – il appert que ce type de sapin VIP et VRP est très courant au pays des petits lutins, là où Rudolph le renne au nez rouge guide le Père Noël grâce à son appendice luminescent.

Ah non en fait, c’est le pays où dans des couloirs baignés d’une lumière artificielle, filmés par d’innombrables caméras, des hordes de consommateurs se pressent devant des vitrines où sont étalées les marchandises qui sont devenues le symbole de cette belle fête du partage.

“D’un point de vue purement commercial, si Noël n’existait pas il faudrait l’inventer. ” Katharine WhitehornThe wind blows, Christmas is coming up, the throbbing incentive to consume is spreading out everywhere in the city.

Memory of the décor of a mall last year in Chicago, we enter to keep ourselves warm (truth is, it’s very cold in Chicago), and then bam! a big Christmas tree, the most kitsch I ever saw, covered with small blinking lamps and velvet tassels – it appears that this kind of tree, in the same time a VIP and a rep tree, is very common in the land of little elves, where Rudolph the red nose reindeer guides Santa Claus thanks to his luminescent appendix.

No, actually it’s the land where, in hallways bathed by artificial light, filmed by countless cameras, hordes of consumers throng around windows where are displayed the goods that have become the symbol of this beautiful day of sharing.

“From a commercial point of view, if Christmas did not exist it would be necessary to invent it.” Katharine Whitehorn