Que sont les ingénieurs américains devenus?

Première puissance mondiale, et pourtant parfois on n’en croit pas ses yeux tant des détails techniques à la con vous ruinent la vie ! Selon toute vraisemblance les ingénieurs des Ponts et Chaussée ne sont ici que petit bière (voire de la pisse d’âne). Pourtant les Américains sont censés apprécier le confort non ? Les exemples qui suivent vous feront comprendre pourquoi, au fond, j’en doute. Nation de pionniers encore et toujours au XXIème siècle, puisque plus souvent qu’à son tour on se croirait revenu dans La petite maison dans la prairie

En effet, si les Américains aimaient vraiment le confort, (premier exemple imparable), qu’on m’explique le pourquoi des fenêtres à guillotines et quel peut bien être leur intérêt par rapport à des fenêtres à double battant : elle ne peuvent s’ouvrir qu’à moitié, leur configuration interdit tout nettoyage de l’extérieur de la fenêtre (sauf en mode suicide ou en payant à prix d’or un laveur de vitres) et elles ne permettent qu’une mauvaise isolation. Enfin ça c’est le cadet des soucis aux Etats-Unis, le surchauffage l’hiver est un principe bien ancré dans les mentalités, vive le gaspillage d’énergie ! Parfois il fait tellement chaud que les fenêtres sont ouvertes par -10°C ! Et depuis le temps qu’en Europe on utilise ces trucs bien pratiques qu’on appelle des battants, ça ne leur est pas passé par la tête de nous imiter. Fierté nationale mal placée sans doute.

AH ! Et le pommeau de douche avec tuyau flexible ! Ici ça n’existe pas. Ce qui n’est pas trop gênant quand on prend une douche, la pomme au-dessus de votre tête dispense de l’eau chaude en abondance (gaspillons, c’est trop bon !) donc c’est quand même un peu difficile de garder les cheveux secs mais soit. Par contre quand il faut nettoyer ou rincer la baignoire c’est une autre affaire ! Je me retrouve à tout rincer A L’EPONGE quand avec un tuyau c’est fait en deux temps trois mouvements…

Sortons des appartements, sortons de Manhattan et regardons un peu les glorieuses infrastructures nord-américaines: les routes sont définitivement moisies, souvent complètement défoncées (même dans Manhattan d’ailleurs), tu te croirais au Moyen-Âge tellement ça secoue merci mon Dieu pour les voitures et leur suspension. On n’est plus bercé par la route, juste secoué (moi qui comptais dormir dans le bus New York – Montréal, tintin !)

Quant aux poteaux électriques, les pauvres portent toute la misère du monde : haute tension, wi-fi, fibre optique, tout tout tout sur le même poteau, rien n’est enterré donc, et chaque maison se branche à sa guise avec plein de fils qui pendent partout et des poteaux qui penchent dangereusement… Voyez la photo ci-dessus, prise à Jersey City une banlieue DENSE de New York (oui ce n’est pas réservé aux périurbains lointains). Résultat au moindre petit coup de vent, pouf ! tous les poteaux sont soufflés et 5000 personnes se retrouvent sans électricité pour 2 jours. Caramba ! Une petite tempête de 1999 et y a plus personne ici – tout le chambardement sur la mauvaise gestion de l’épisode neigeux par le gouvernement en France me fait bien rigoler : cet automne la Long Island Rail Road compagnie (un RER new-yorkais en gros) faisait une campagne de pub pour expliquer que des retards pourraient s’expliquer par… la chute de FEUILLES sur la voie !!

Ce qui me fait penser à une superbe planche du Bouclier Arverne d’Astérix : pensez aux infrastructures américaines comme au foie d’Abraracourcix quand la feuille d’hépatique lui tombe dessus ! Je n’ai pas retrouvé la planche exacte mais voici l’idée…

D’après les ouvrages historiques que j’ai lus sur la région de New York j’ai pu constater que les trains de banlieue de la région vont à la même vitesse qu’en… 1900, peu ou prou. Eh oui, les grosses bagnoles c’est bien beau mais ça vous met les trains dans un état…

Enfin, ne médisons pas trop, les Américains ont gardé toute leur puissance de création technique en inventant un objet aussi pratique qu’esthétique : la « couverture à manches » !!! Voyez plutôt ! Ca fait pas envie ça?

Turkey Slaughter / Le massacre de la dinde

Thanksgiving, LA fête familiale par excellence qui excite tous les Américains comme des puces parce que 4 jours de vacances c’est pas coutume (quand je leur dis qu’on a entre 5 et 8 semaines de vacances en France ils sont au bord de l’évanouissement). C’est comme son nom l’indique la fête du don et du remerciement, traduisez : « Merci bande de sauvages de nous avoir expliqué comment cultiver le maïs, maintenant on peut vous buter tranquille ».

Prélude donc au début du génocide des Indiens d’Amérique du Nord, Thanksgiving garde toujours son petit goût sanglant puisque toutes les familles américaines (sauf les Indiens, ou alors ils aiment vraiment se faire entuber) mangent une bonne grosse dinde juteuse et farcie, ce qui nous donne un total de 50 millions de dindes tuées pour Thanksgiving. Plus que la Seconde Guerre mondiale des dindes tous les ans ! Le président américain, depuis 1947 (Seconde Guerre mondiale je vous dis !) gracie une dinde, qui du coup finissait sa vie à Disneyland (des souris et des palais dans tous les coins, trop de la bombe !). Depuis cette année la bête prend sa retraite à Washington, dans l’ancienne résidence de George Washington, espérons qu’elle n’ira pas fienter sur le lit du grand homme…

Ceci dit, Thanksgiving est une fête hyper chaleureuse où les gens vous accueillent avec une gentillesse incroyable même si vous êtes Française et que vous critiquez les Etats-Unis toutes les deux phrases ! Par contre, on y reprend en une soirée les kilos péniblement perdus depuis quelques mois, voyez plutôt la bestiole qu’on a mangé ! Et c’était la plus petite du magasin, le boucher ayant expliqué à mon hôtesse qu’il estimait le poids de viande consommé par personne à un bon kilo…

Thanksgiving. THE familial holiday that makes every American as snug as a bug in a rug, because 4 days free is kind of unusual for them (when I tell them that in France we get between 5 and 8 weeks holidays they almost faint). As it is called, it reminds of donation and gratitude, you can also translate as: “Thank you, you stupid savages, now that you’ve explained us how to grow corn, now we can terminate you without remorse”.

Prelude to the genocide of Native Indian-Americans, Thanksgiving still cultivates its certain taste for blood, given that every American family (except the Natives, or else they really love to get screwed) eats a big juicy stuffed turkey, which makes a total of 50 million turkeys killed for Thanksgiving. More than World War II for the turkeys every year! The American president, since 1947 (WWII I say!), pardons one turkey, who used to finish his life (it’s usually a male) in Disneyland (mice and palaces everywhere, so wicked!). Since last year, the goose retires in Washington DC, in George Washington’s residence, let’s hope she’s not gonna drop some excrements in the great man’s bed…

That said, Thanksgiving is a tremendously friendly celebration, where you are welcomed with incredible kindness, even if you are a sour French girl who criticizes the United States every two sentences! On the other hand, you will regain in one dinner the few pounds you managed to loose painfully in the last couple of months, see the  beast we had for dinner! And it was the smallest in the shop; the butcher actually explained to our hostess that he estimated the weight eaten per person at two pounds…