Quelques conseils pour éviter de vous prendre une tarte dans la gueule dans le bus ou le métro

Oui je sais, je suis un peu obsédée par les connards qui me font chier dans le métro ou le bus les usagers que je côtoie dans les transports en commun, j’ai déjà parlé de l’univers impitoyable du bus parisien. Il faut dire que le Parisien est à rude épreuve lorsque tous les matins l’aisselle de son voisin répand dans son nez sa suave odeur, et ne parlons pas de la Parisienne sujette au regard lubrique d’un petit gros libidineux et chauve qui peigne sa mèche de façon à cacher son crâne. C’est fatigant, mais fatigant…

La RATP, dans sa grande sagesse, a cerné le problème et lancé une campagne sur le civisme dans le bus. Bonne initiative mais je me permets d’allonger la liste et de cracher mon venin un bon coup.

– « On a beau adorer les bébés, avec les poussettes il ne faut pas pousser« . Les mères de famille en colère se sont indignées devant ce message (et pourquoi pas les pères???), qui demande aux personnes avec poussettes de les replier à partir de la 3ème poussette dans le bus, mais bon hein 3 poussettes effectivement ça va bien! Et pour peu qu’il y ait 3 mômes braillards dedans… bonjour le charivari! Le PIRE c’est les enfants de 4 ans dans les poussettes: t’as 4 ans tu MARCHES, eh ouais mon p’tit, c’est la dure loi de la vie, si à 4 ans t’es toujours en poussette c’est grave la loose. Seuls les plus forts survivent dans cette jungle urbaine.

– « On a tous envie d’être assis. Certains en ont également besoin. Merci de céder votre place aux voyageurs prioritaires : femmes enceintes, personnes handicapées, personnes âgées« . Oui mais non. Quand j’ai vraiment envie de m’assoir, je deviens une hyène enragée sans aucune morale. Ugh.

– « Si tout le monde profite d’une conversation personnelle, elle n’a plus rien de personnel. Merci d’adopter un volume sonore raisonnable pour vos discussions, vos appels ou votre baladeur« . En effet. Cela dit je parle moi-même très fort, donc je ne me jette pas la pierre non plus… Et puis ça peut être marrant les gens qui racontent leur vie sexuelle par le menu d’une voix tonitruante (je suis un peu indiscrète aussi).

– « Jean-Luc a un prénom. Ce n’est donc pas la peine de le traiter de tous les noms. Merci de vous adresser au conducteur et aux autres voyageurs avec courtoisie« . Certes. Mais je me réserve le droit d’invectiver les Marine et Jean-Marie. Et pourquoi « Jean-Luc »? En quoi Jean-Luc est-il symptomatique du chauffeur de bus parisien? Le prénom masculin (ouais, les hommes, toujours les hommes) le plus donné en 2010 c’est Nathan, beuârk! Sinon, en donnant au chauffeur un âge moyen de 40 balais, on tombe dans Christophe, déjà bien mieux. Remarquez je connais un bébé prénommé Emile… dur surtout avec des parents de la génération de « Prenez un chewing-gum Emile » et « C’est Emile le tueur« … Enfin! Cela dit, j’aime bien la coiffure du chauffeur avec sa petite raie de côté et ses cheveux gominés comme dans les années 40. Un vrai Jean-Luc!

Et maintenant, voici mes conseils maison:

– On aime tous tailler une bavette entre amis. Mais c’est pas une raison pour s’attrouper juste devant la bouche de métro en empêchant les honnêtes gens d’y accéder (surtout quand ils ont un RER à prendre!!) Le groupe typique qui bloque l’accès au métro: les touristes groupés de toute sorte, ou les jeunes… surtout en mèche et jean slim. Pouark! Ô rage, ô désespoir, ô jean slim ennemi!

– Votre sac à dos n’est pas une arme de poing. Parfois (souvent) il y a une personne entre votre sac et sa trajectoire.  Parfois (souvent) c’est moi, et vous êtes à deux doigts de vous prendre une tarte dans la gueule. D’ailleurs c’est moche les sacs à dos. Vade retro sac à dos.

– Le métro n’est pas une salle de concert. Ah mon Dieu l’accordéon moisi qui joue pour la 1000ème fois une rengaine de Piaf ou de Dalida. Pitié pour nos oreilles.Vous outragez la Gigliotti, et à cela je dis NON. Et ne parlons pas des massacreurs qui s’accompagnent d’une sono tellement forte que tu ne peux même pas neutraliser le son avec ton baladeur. NON. Ta gueule. Va nous faire chier à X Factor, au moins on peut couper le son.

– Enfin, quelques règles de circulation à l’usage de tous ceux qui n’ont pas réussi leur permis métro: on laisse sortir avant d’entrer dans la rame; dans les couloirs on marche à droite et on se range pour laisser dépasser les Parisiens pressés; on met du déodorant; on ne montre pas son organe aux jeunes filles. Ah oui et puis arrêtez juste d’être impolis! Si vous vous excusez quand vous nous foutez un coup dans les roustons, ça passera un peu mieux!

Oui, je l’avoue, le contact humain me rend un peu (prodigieusement?) misanthrope, mais certains savent être tolérants, voici un super blog qui parle de rencontres dans le métro, je vous le recommande quand l’esprit bisounours revient se poser sur vous!

Obscurité verbeuse / Wordy obscurity

Avec un malin plaisir, je ne résiste pas à vous proposer ce texte d’une obscure clarté, texte qui nous éclaire sur l’intentionnalité qui habite parfois l’architecture. Il s’agit de la plaquette authentique d’un cabinet d’architectes du Nord-Pas-de-Calais. Pardon aux architectes intelligents (car il y en a!) mais c’est juste trop bon! Pour me racheter, je promets un post ultra-positif sur l’architecture très bientôt!

Remarquez les jeux de mots subtils, mais aussi les phrases… qu’on ne comprend tout simplement pas (je ne vous raconte pas la galère pour la traduction en anglais!)

L’architecture est le seul art dans lequel on entre.

C’est une machine à habiter le temps.

A instaurer des normes chacun de son côté et à déterminer toujours

ce qu’il faut faire, l’on veille souvent sur ce qu’il faut taire dans l’incohérence

la plus complète.

A travers une configuration spatiale communicative, transversale

et résolument ouverte sur l’extérieur, T. ouvre à la décision

collective librement consentie.

Avant tout, cabinet d’Architecture, notre agence cultive un véritable rapport

entre l’individu et la société. Question d’équilibre.

Comment se situer par rapport aux avis adverses mais défendables,

aux décisions prioritaires, aux hiérarchies stratégiques ?

T. se départit des normes. L’agence examine d’abord l’authenticité, vérifie la

validité et s’exprime avec art en dehors des formats.

Avec vous,

le cabinet participe à l’éthique sociale comme une structure de questionnements.

Primordialement au service des œuvres collectives, de la ville, de l’aire

respirable, des équipes singulières et harmonieuses incarnent et traduisent

des organismes vivants.

Vous avez lieux d’être.

Dans un monde où tout s’échange,

d’abord se répondre puis se répandre.

La terre est notre habitation, la ville une grande maison,

la maison une petite ville.

Il devient improbable, impossible de définir une forme à la cité…

Les gens épousent ses nombreux contours, déplacent ses centres,

modulent leurs trajets, se propagent.

T. est une agence fluide.

Echo logique de la ville.

Au gré de fines réflexions menées avec les entreprises, les partenaires

urbains, les administrations, les tutelles… le cabinet compose un lieu

habitable.

Chaque intervenant scande mesures et décisions, peut inter-venir et fait

le jeu de l’ensemble au profit de tous.

Nos premiers points de repère – vos préoccupations.

Vos optiques percutent, nos lignes se répercutent.

Ces architectures ouvertes simplifient les systèmes de questionnements.

Monuments, logements, maisons, bureaux ne sont pas de simples objets.

Ils sont mouvements, espaces, événements. Une architecture mobile

répond à un dehors meuble et chacun vient à la rencontre de l’autre.

T. est un agent fluide.

I can’t resist to the wicked pleasure of proposing you this obscurely clear text, that throws light on the intentionnality with which architecture is sometimes filled. This is the authentic brochure of an Architecture firm from Northern France. Sorry to intelligent architects (for there are some!) but it’s just too good! As amends, I promise a very positive post on Architecture very soon!

Please notice the subtility of the wordplays, but also that some sentences… are just un-understandable (I won’t describe the pain in the ass the translation has been!)

Architecture is the only art you can enter.

It’s a time living machine.

Instituting norms on our norms and always determining

the proper thing to do, we often watch over the proper thing to hush up in the deepest

incoherence.

Through a communicative, transverse and resolutely open to the outside

spatial communication, T. opens to the collective,

freely agreed decision.

Foremost firm of Architecture, our agency cultivates a true connection

between the individual and the society. Question of balance.

How to make a stand on opposite but tenable opinions,

on priority decisions, on strategic hierarchies?

T. departs from norms. The agency first examines authenticity, verifies

validity and expresses itself with art outside formats.

With you,

the agency takes part in social ethics as a structure of questionings.

Primarily serving the collective works, the city, the breathable

area, singular and harmonious teams embody and translate

living organisms.

There is a reason for you to be.

In a world where everything can be exchanged,

first reply then pervade.

The earth is our home, the city a big house,

the house a small town.

It becomes improbable, impossible, to delimit a form for the city…

People trace its many contours, move its centres,

modulate their journeys, spread out.

T. is a fluid agency.

An echo, logical, to the city.

Following fine reflections developped with firms, urban

partners, administrations, supervision authorities…the firm composes a liveable

place.

Each stakeholder declaims measures and decisions, can inter-vene and plays

the game of the whole in favour of everyone.

Our first landmarks – your preoccupations.

Your optics impacts, our lines are reflected.

These open architectures simplify the systems of questionings.

Monuments, housing, houses, offices, are not simple objects.

They are movements, spaces, events. A mobile architecture

meets a loose outside and everyone comes to meet everyone.

T. is a fluid agent.