Noël à Pigalle

Oui, la Mère Noël existe, en tout cas à Pigalle on lui voue une dévotion sans faille.

Poursuivons notre réflexion sur le sens de la fête de Noël avec cette magnifique chanson d’Enrico Macias, qui nous rappelle que le plus important c’est de donner – et la Mère Noël de Pigalle n’hésite pas, elle, à donner de sa personne. L’esprit de Marie-Madeleine n’est pas mort.

Donnez moi de la tendresse surtout pas d’argent
Gardez toutes vos richesses car maintenant
Le bonheur n’est plus à vendre le soleil est roi
Asseyez vous à ma table, écoutez-moi
On est tous sur cette Terre des mendiants de l’amour
Qu’on soit pauvre ou milliardaire, on restera toujours les mêmes
Ces hommes extraordinaires ces mendiants de l’amour
Moi j’ai besoin de tendresse chaque jour

Donnez donnez donnez
Donnez donnez moi
Donnez donnez donnez
Dieu vous le rendra.

Noël à New York

Rien de tel qu’un lendemain de Noël sous le blizzard, avec une bonne vieille crève, la goutte au nez et la tête comme une citrouille pour raconter Noël à New York… Tout le monde en parle (en France), de Noël à New York ! Ben oui, en France… c’est-à-dire que les habitants de New York, principalement jeunes et avec une famille qui n’habitent pas New York, s’en vont tous passer Noël ailleurs…

Par contre ils sont bien tous là pour faire les courses de Noël, c’est-à-dire que le samedi avant la date fatidique on se soulevait sur le trottoir devant le grand magasin Macy’s à Herald Square (moi j’étais là par hasard pour me rendre à Penn Station et pan ! mon agoraphobie se réveille aussitôt). La semaine avant Noël est donc remplie de gens stressés et ça ne s’est pas arrangé avec les annulations de vols vers l’Europe cette année…

Et ensuite la ville se vide…presque, car il reste les vaillants touristes, convaincus que « Noël à New York c’est génial ! » Beaucoup, beaucoup de Français dans les rues…ça m’énerve à fond moi qui essaie de passer pour une New Yorkaise avertie, j’essaie donc sans succès de me distinguer de ces vacanciers ! Une bonne petite satisfaction : assise au Shake Shack avec mon burger à côté d’une famille de ploucassiers de ma propre nationalité, qui ont tenté de poser leurs déchets sur mon coin de table (le truc infaillible des Français est de faire mine qu’ils ne comprennent pas un mot d’Anglais, ce qui est souvent vrai, pour se permettre des impolitesses notoires… Bon avec moi ça n’a pas marché), je constate justement leur nullité en Anglais, la fille disant d’un air docte à ses parents « oui tu vois on a commandé de la root beer, ça veut dire de la bière à la pression » !! La « root beer » est en réalité un soda américain dégueu à base d’herbes et de sucre, hin hin hin ! Bon, je reconnais que j’ai ri jaune car j’ai moi-même tendance à être très affirmative sur des éléments que je ne connais pas, mais je SAIS ce que c’est la root beer tout de même !

Finissons sur le sens de Noël : pour une Strasbourgeoise, qui certes déplore le flot de touristes qui envahit la ville chaque année, New York n’est tout simplement… pas à la hauteur ! Et ça ne les intéresse pas vraiment d’ailleurs puisque les habitants ne sont pas là… Très peu de décorations de Noël sauf sur quelques magasins sur 5th Avenue, et pour seul « big spot » le Rockefeller Center avec un sapin assez quelconque (je ne crois pas me tromper en disant que celui de la place Kléber à Strasbourg est aussi grand et mieux décoré), une patinoire minus et quelques anges de lumière. Le 25 décembre on s’y soulevait… Forcément, c’est la seule VRAIE décoration de Noël à admirer. Et en plus y avait pas de neige… Elle arrive le 26 !!

Ce qui ne m’a pas empêchée de passer un très beau Noël, il reste dans les cœurs plus que dans le décor !

PS: Ce texte a été bien écrit le 26 mais posté bien plus tard pour cause de flemmingite aigüe… Désolée!