Packing / Faire les valises

Evénement très très anxiogène qui génère d’avance un stress monstre à l’idée de manquer avion, train ou autre… J’ai jamais raté un train ou un avion, ça doit être un truc d’Alsacienne obsédée des horaires, du coup c’est un peu plus stressant à chaque fois car je m’expose à l’événement terrifiant et inconnu de rater un moyen de transport, que ma vie va en être réduite en miette si ça arrive ! Evidemment on a beau savoir que c’est pas grave, c’est d’autant plus angoissant… car qui sait, QUI SAIT ??? Le personnel de bord va-t-il comprendre ce que je dis (bien que je parle couramment l’anglais) ? L’avion suivant n’a-t-il pas plus de chances de se crasher ? Et COMBIEN CA VA ME COUTER TOUT CA hein ???

Et/ou stress d’oublier un objet ESSENTIEL à la vie là-bas du genre mes sandales compensées ou ma crème solaire, parce que sans ça comment survivre plus d’une demi-journée ? Bon ok quand j’étais en Inde j’en ai trouvé de la crème solaire, mais de la louche, très très louche… car moi pas comprendre la liste des ingrédients en hindi pour sûr !

Cependant, quand on part à New York (youpi ! je repars à NYC !!!!!!!) il ne faut pas trop se biler vu qu’on est censé y trouver de tout ! N’empêche que c’est extrêmement difficile d’y acheter des collants 40 ou 50 deniers de bonne qualité (les mecs si vous ne comprenez pas faut vous remettre au niveau mode) ; ou bien un coiffeur qui te fait une coloration correcte… Donc pour éviter les ennuis vestimentaires et crématiques, il faut des check-lists et encore des check-lists, dans ma tête, sur des papiers, dans mon agenda… Et puis essayer de ne pas oublier ma tête, c’est vraiment chaud les gars quoi !

VAIS-JE ARRIVER INTACTE DE L’AUTRE COTE DE L’ATLANTIQUE ???

Le truc le plus flippant c’est que j’ai beau avoir eu rempli une énorme valise de 20 kilos de fringues (oh ça va hein, ça reste raisonnable ! il faut aussi un petit éventail de tenues sortables !) mon placard a toujours l’air relativement plein… Quoi ? Donner les vêtements  que je ne mets pas à Emmaüs ? Oui oui oui c’est l’idée depuis longtemps… mais ! et si les jupes à mi-mollet revenaient un jour à la mode ? Ok ça ne me va épouvantablement mal mais quand même, quel déchirement ! Quand je pense que j’ai balancé mes Doc Martens en daim vert et qu’aujourd’hui elles vaudraient 200 euros – à fond à la mode les Doc, retour des années 90 !

Ceci dit, lançons nous! Bye bye Paris ! See you in NYC !!

Event producing a lot of anxiety, that creates in advance a colossal stress with the idea of possibly to miss a plane, train or else… I actually never missed a train or a plain, it has probably something to do with the fact that I’m an Alsacian obsessed with punctuality; as a result, it’s a little more stressful every time because I am exposed to the unknown and terrifying event of missing some public transport, so that my life will probably be reduced to ashes if it happens! Of course, no matter if you know it’s not really serious, it is all the more worrisome… because who knows, WHO KNOWS??? Will the crew understand what I say (even though I speak English quite well)? Isn’t the next plane more entitled to crash? And HOW MUCH WILL IT COST???

And/or stress to forget an item that would be ESSENTIAL to the life there, like my wedge heeled sandals or my sunscreen cream, because without it, how do you intend to survive more than half a day? Well sure, when I was in India I found some sunscreen cream but there was something very very fishy about it… because I not understand the list of components in hindi!

However, when you’re going to New York (yippee! I’m going back to NYC!!!!) you’re supposed not to worry since you’re supposed to find everything there! Yet, it is very difficult to buy 40 or 50 denier panty hose (guys if you don’t understand, you’ll have to work out your fashion skills); or a hairdresser dying your hair correctly… So, to avoid sartorial and creamy troubles, you’d better write check-lists, and other check-lists, in your head, on paper, on your diary… And try not to forget your head, that’s tough guys!

WILL I ARRIVE INTACT OVER THE ATLANTIC OCEAN???

The most frightening fact is that after having filled a huge suitcase with 20 kilos of clothes (oh come on, it’s still very reasonable! One must have a small range of proper dress!), my cupboard still looks relatively full… What? Give the clothes I don’t wear to the Salvation Army? Yes yes yes that’s actually  been the idea for a long time… but! What if mid-calf skirts come back into fashion? Ok they suit me fearfully bad but even though, what a heartbreak! When I think about the green suede Doc Martens I threw away! Today they would worth €200 – totally fashionable the Docs, back to the 90s!

That said, let’s take a plunge! Bye bye Paris ! See you in NYC !!

My male anti-fashion statement

Ouais, comme dans les magazines féminins je fais un outing hyper affirmatif sur ma vision fashionistique du monde masculin. Pour moi ça se résume en une anti-affirmation (et non une négation, ouh c’est subtil), c’est-à-dire, disons-le tout net, un refus violent, qui pourrait même se traduire en manifestations déchaînées (avec mégaphone et brûlage de soutif sur le trajet Bastille – Nation) si je trouve des co-manifestants (j’ai le sens du ridicule même s’il est peu développé), tellement je suis contre !

Contre quoi ? Ben contre les deux trucs les plus ignobles que la mode masculine a imaginés au cours des siècles : non, pas la braguette en métal (ça n’existe pas, enfin !) ; pas la chemise ouverte sur le torse plus ou moins poilu (on ne saurait trop dire lequel est préférable…) avec le plastron de grosses chaînes dorées ; même pas la jupe pour homme (alleluiah, sauf pour quelques altersexués qui se comptent sur les doigts d’une main, ça n’a pas pris) ; ni la moustache (et pourtant la moustache comme fashion statement national c’est dur à supporter pour des yeux sensibles. Par exemple pendant mon voyage en Inde je suis revenue choquée visuellement par l’agression de ces moustaches fournies, généralisée chez les mâles du sous-continent) ; pas le béret (vous vous souvenez dans les années 90, le vieux béret Kangol porté à l’envers ? Trop la classe du charentaises-béret-baguette revisité) ; ni même, tant qu’on est dans les années 90, le jean remonté jusqu’au poitrail avec le t-shirt rentré dedans, ni l’extension de ce look où tu rajoutes une veste en jean pour avoir le total-look jean (Papa, j’ose enfin te le dire : le total-look jean est out depuis une dizaine d’années maintenant) ; ni le Polnareff-way-of-dressing-pattes-d’eph-et-chevelure-en-boulette-de-frisottis (ça finit en paternités douteuses) ; ni les baggy jeans (et pourtant ça me donne toujours l’impression soit que le mec a la maladie des testicules géants soit qu’il s’est allégé d’un lourd fardeau de bronze dans son fute).

Toutes ces modes masculines sont répugnantes à divers degrés, mais pas autant que… (roulements de tambour) : le look ignoble du petit maigre jeune bourgeois (potentiellement parisien) qui consiste à allier deux vilenies capillaire et vestimentaire, la MECHE et le JEAN SLIM.

Ah ! Image atroce ! Je reviens à l’instant des toilettes où je suis allée vomir un bon coup à la vision de cette tenue.

Je m’explique : la mèche est cet accessoire Justin-Bieberien (jeune chanteur prépubère qui suscite l’enthousiasme de jeunes filles tout aussi prépubères en chantant des antiennes dont la ringardise égale celle de C. Jérôme et se limite à quelques paroles simples comme « baby », « never » ou « love ») qui consiste à porter les cheveux mi-longs dans un désordre savamment travaillé en laissant pendre sur le front une MECHE fixée avec de la laque. Peur de la calvitie à venir ? Tendance féminisante ? Symbole de virilité (rappelons-nous Samson) ? Quoi qu’il en soit, j’abhorre la mèche.

Quant au jean slim, c’est bien simple sur un homme ça pique les yeux, tout simplement. Le comble étant le jean slim porté bas sur les hanches, sans doute un rappel subtil du baggy, le jean trop large porté sur les hanches par les membres des gangs pour rappeler la prison où les lacets et les ceintures sont confisqués (la mode peut donc naître dans les prisons, ça laisse rêveur sur la société actuelle…). Or (tenez-vous bien), les kékés qui portent le jean slim en laissant élégamment voir leur calebutte mettent en général… une ceinture pour compléter la tenue ! Donc non seulement le jean slim c’est moche sur un homme, mais en plus ceux qui en portent sont cons. Belle leçon de mode ! En outre le jean slim ne fait effet que sur les grands maigrichons, merci la vie où est passée la puissance brute et virile ?

Là, une part d’introspection semble nécessaire : Pourquoi ce rejet ? serait-ce mon âge canonique ? serais-je de ce fait bloquée aux années 90 de ma jeunesse et refuserais-je de vieillir ? serait-ce mon intolérance sociale aux petits péteux du 5ème ou du 16ème arrondissement qui croient avoir tout compris à la vie après avoir écouté Justin Bieber (on me permettra de faire remarquer que Nirvana ça avait quand même une autre gueule) ? serait-ce enfin mon conservatisme indécrottable, qui me fait préférer un homme bien masculin à une p’tite fiotte et son style d’une banalité à pleurer ? serais-je un Zemmour en jupons (exemple intéressant car Zemmour, vu son physique, pourrait avantageusement porter des jeans slims mais, vu sa calvitie, plus difficilement se permettre la mèche) ? ou juste une grognasse intolérante qui n’a rien compris à la mode (j’avoue ne pas être la Kate Moss du style) ?

C’est sans doute un peu de tout ça, mais pour finir vous me permettrez de confronter deux images du chic masculin, et que le meilleur gagne !