Rock en Plouf

Oui oui, jeu de mots facile, gna gna gna. Pas de commentaires désagréables, la Lonesome Emmerdeuse est emplie d’une juste ire, folle de rage, RHAAAA pouvoir péter des rotules OU EST MA BATTE DE BASE-BALL??

Haddock insulte en thaï

Ceci est le récit d’un refoulement. D’un échec. D’une honte bue.
Mais quelle injustice, vous exclamez-vous, fidèles lecteurs qui m’aimez, s’est abattue sur la tête de Lonesome, victime trop souvent ignorée du monde cruel qui nous entoure? Eh bien, rien de plus que les fourches caudines et imbéciles de l’administration d’un festival de rock putride, qui croyez-moi se la pète bien plus haut que son cul. Ça pue du dos par ici, et encore je reste aimable. Quand je pense à Woodstock, à l’esprit du rock, tout cela me navre; Mick Jagger en serait bien marri, l’esprit de Jim Morrison s’en retourne dans sa tombe du père Lachaise (Jim, venge-moi!)
Retraçons les étapes de ce lamentable fiasco.

Rock-en-Seine-2013

Lonesome, fauchée jusqu’à l’os en cette période de moissons, n’est pas du genre à jeter l’argent par les fenêtres pour ouïr quelque cacophonie guitaresque que le bon ton nomme « rock » et qu’il faut fréquenter pour être branchée. Mais bon, ne crachons pas dans la soupe, quand Melle Classe Internationale te propose gentiment de récupérer son passe pour le week-end, tu sautes de joie comme une puce en chaleur.
Ce festival rockifère étant sis en plein air, l’orage menaçant et la boue s’annonçant, la Lonesome Emmerdeuse se donna tout de go la mission de se trouver une tenue rock et résistante à la pluie, ce qui allait certes être ruiné par le kway rose par dessus mais qu’importe! Une mission « bottes écrase-merde à prix cassé » s’imposait. Nulle frayeur, la Lonesome connaît la fripe, le royaume des bobos fauchés, et après un petit tour bien ciblé elle s’est dégoté une paire de bottes en cuir à 5€ dont vous me direz des nouvelles. Tout se passait donc à merveille, en organisant le petit pique-nique avec Melle Babouchka, qui aime la Russie mais aussi la batterie.
Munie de ses bottes, de son bracelet têtes de mort, de ses petits gâteaux et de son sac à dos décoré de badges pertinents (I <3 Marx, Non à NDDL, l’Alsacienne de Hansi), Lonesome arrive donc fraîche comme une rose à Saint-Cloud, royaume des fleurs et du bon goût.

MAIS.
L’ennui ontologique de la chose se nichait dans un bracelet. Puéril colifichet! Mais pour entrer, sésame indispensable. La vie tient parfois à peu de choses, un ruban de mauvais goût par exemple.
À peine Lonesome eut-elle mentionné qu’elle l’avait perdu (mensonge bien innocent certes) (qu’est-ce que la connasse dame du guichet en avait à foutre que ma copine me passe son billet?), que les foudres de l’enfer s’abattirent sur elle. Et s’il y a bien une chose qui ÉNERVE la Lonesome Emmerdeuse, c’est qu’on la traite de voleuse et qu’on la fasse reconduire par la sécurité.
Allô les Martiens, on se fait chier à bosser des clopinettes pour l’Etat, on n’a jamais rien pris a personne (sauf quelques trucs à ses sœurs, personne n’est parfaite) (excuses officielles, en même temps vous me l’avez bien rendu), on est gentille et bien élevée et on n’emmerde pas le monde, on vient aimablement s’excuser d’avoir perdu son bracelet (mensonge bien innocent je le répète, parce que hein au milieu de la bande de hipsters avec leurs boots Isabelle Marant j’ai envie de dire SA MÈRE LA PUTE QU’ON LAISSE ENTRER LE SOLEIL), et on se fait humilier.
Qu’on se le dise, la Lonesome Emmerdeuse fut refoulée ; et TRÈS énervée. LOSE J’ÉCRIS TON NOM.

haddock_escogriffe

Ceci est donc un non-compte-rendu de Rock en Seine. Merci pour l’accueil.
Je vous laisse, y a un groupe de Ritals qui gueulent dans le métro, j’ai besoin de me défouler en donnant des leçons de morale et de maintien avant de rentrer mater des séries moisies.

Les jours de lose: la lose caniculaire

J’avais trop une bonne idée de post, de raconter que c’est quoi une vraie Parisienne, avec des trucs de la Tour Eiffel que j’y vais jamais et des talons Louboutin et aussi de comme quoi en fait c’est vraiment des trucs de gros bobos ces histoires de Parisiens, mais n’empêche que ma grand mère elle me comprend plus parce que je parle trop vite et que j’ai pas l’accent alsacien, et puis Melle Bab m’a dit que c’était cliché, et alors j’ai vu que le #RoyalBaby sa mère était né (scandale car c’est MOI la vraie duchesse de Cambridge) (le jour où William découvrira son amour pour moi je vais devenir la Camilla du futur règne et moi aussi je raconterai mes histoires de tampon au téléphone avec mon royal amant) (quoi, vous ne lisez pas Paris Match ?). Du coup je me suis mise à lire des discours de Robespierre et Saint Just et j’ai plus trop grand’ chose à dire.

Mais quelle lose les enfants je vous jure, il fait vraiment trop chaud pour réfléchir, en plus par cette chaleur intense qui fait crever les vieux c’est pas facile de se mettre au taf’ et rien qu’à imaginer la chaleur dans le métro tu fais un malaise vagal. Du coup bim tu fais une petite sieste en te disant qu’après tu vas aller acquérir avec le creux de ton découvert abyssal un petit ventilateur de derrière les fagots mais surprise, comme tu as attendu la fin de l’après-midi pour aller chez castorama parce qu’il faisait trop chaud c’est la rupture de stock sauf le dernier modèle d’exposition de la colonne dyson de refroidissement à 350 boules et non, ça non. Ton banquier va faire une attaque basse et sans fondement sur ta santé mentale. Mieux vaut éviter.

Bébé_congelé

Donc plutôt que de retourner rôtir dans ton charmant studio PLEIN SUD sa mère le soleil mais casse-toi de mon immeuble, retourne faire de l’ombre, quel CON ce Diogène franchement vas-y le mec en plus il habitait en Grèce mais par 45° à l’ombre, mais ALLÔ tu restes pas au soleil, et buvez beaucoup les vieux hein ! attention (mais sinon pas grave, ça règle quelques soucis démographiques quand même) ; donc plutôt que de regagner tes brûlantes pénates tu traînes chez Monop’ où la clim est à fond (ASTUCE : calmée par ton rhume qui traîne depuis 10 jours, tu as pris avec toi un GILET alors qu’il fait 35° à l’ombre, et tu as bien fait car chez Monop’ il fait 18). Après avoir acquis des collants violets à résilles en super soldes donc faut profiter de l’occase après tout on sait jamais, ça reviendra peut-être un jour à la mode (heureusement Melle Bab, contactée par texto, t’a dissuadée d’acheter aussi la bouteille de henné rouge « ocazou » que je voudrais me refaire la toison capillaire). Tu finis au Carrouf’ avec tes légumes à moins de 1€ (tu penses à ton découvert, quand même), mais là ô rage ô désespoir pas de clim donc dans la queue qui est fort longue parce qu’il y a pas de caissières mais franchement sans déconner et en plus elles papotent mais elles ont pas que ça à foutre et en plus y a 15 touristes qui font la queue juste pour une petite bouteille d’eau, mais retournez dans vos pays de sous-développés (t’es un peu énervée). Donc, réduite à ton animalité primale, tu te colles désespérément au rayon surgelé ; si tu pouvais, tu te foutrais à poil dans le frigo mais un dernier reste de culture bourgeoise te retient et puis que dirait ta psy ? Trop fatigant à expliquer. Tu penses aux bébés dans les congélateurs, tu es saisie de compassion pour les mères et leur geste de pure bénévolence pour sauver leur enfant d’un sort si atroce que la touffeur ambiante. Ça va libérer des tueurs en série dans la nature, ça. Tu médites à la possibilité de zigouiller tous les salauds devant toi dans la queue. Faut se calmer. Tu saisis un paquet de purée surgelée pois fèves courgettes (très bonne purée, je vous la conseille) et tu te la plaques sur les seins. Ça va un peu mieux, même si la chaîne du froid a sans doute été interrompue.

Tu rentres, fourbue de ces 30 minutes de marche chargée de purée surgelée, et tu lis ton horoscope. Gémeaux: Amour : porté disparu.

Tu te maudis de lire des journaux satiriques. Tu maudis le Royal Baby, tu cites Saint-Just sur twitter, et tu réfléchis à un écrit philosophico-politique d’importance ; ce qui donne ça. Bref, c’est la lose. Heureusement qu’y avait L’amour est dans le pré (et pas en ville apparemment) (la revanche des campagnes, on l’attendait, elle est arrivée), une émission qui vous donne des ailes et nous rappelle que la terre, elle, ne ment pas (salauds de mecs, saloperie d’horoscope !)

Et là, il est minuit, enfin la température est correcte, et t’écris un petit post tout pourri avant de te traîner jusqu’à ton lit de souffrance où tu cuiras, telle une crevette privée d’oxygène, durant la nuit de pleine lune. Encore une belle journée prolifique.

Bonne nuit les petits.