De la parenthèse

D’aucun prétend qu’il y a trop de parenthèses dans ce blog. Moi je veux bien. Comme je suis bonne fille, j’écoute les remarques des gens qui se prétendent tes potes et te bitchent gentiment en mode passif-agressif parce que leur vie est un désert culturel  fins critiques et je m’introspecte aussitôt. D’emblée, gros choc : parenthèse, oh mon Dieu sainte Trinité et tous les saints du calendrier, c’est l’homophone parfait de « part en thèse ». Bon ça y est, quand on parle de parenthèse on voit la queue de la thèse. Et la queue de la thèse ça devient über-freudien, voire même über-oedipo-psychico-intellecto-sexo-petit Hans et son cheval-que même Cosmopolitan, Glamour et Elle réunis ne vont jamais te régler ton problème que pourquoi tu commences à délirer que ta thèse a une queue ? Vite, lisons notre horoscope, tout ça est beaucoup trop signifiant.

Ici se place une parenthèse purement temporelle où j’apprends que juillet va dépoter sa race pour les Gémeaux. L’était temps les amis.

Je reprends donc le problème dans l’ordre de l’internet mondial de la science confuse : wikipédia, assied-toi sur le divan et parle-moi de la parenthèse.

« Les parenthèses naissent de l’exigence de clarté formelle des humanistes ; elles intègrent dans la continuité du texte ce qui aurait pu figurer dans une glose marginale. » HA ! Moi je suis une humaniste mesdames et messieurs, je célèbre la Renaissance par mon style, je ne suis pas une vieille poule homérique ou de ce genre suétonien qui fait la basse littérature. « Erasme les baptisa en 1530 lunulae ou petites lunes ». Voilà, dans ce blog ce sont les astres qu’on célèbre. C’est-y pas poétique cette tentation lunaire ? Comme dirait Verlaine :

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise…
 
C’est l’heure exquise.

Voilà c’est tout ce blog, l’heure exquise. Toute personne qui ose prétendre le contraire sera pilorisé sur la plage du Grau-du-Roi séance tenante. Après j’ai pas dit que j’ai pas tilté sur l’article wikipédique, que veut dire une glose marginale ? Je prétends qu’il n’y a rien de marginal dans la parenthèse ou précisément, ce qu’elle a de marginal c’est qu’elle est essentielle. Mais oui tout à fait. Je glose marginal et je vous emmerde. Et si vous avez pas compris je m’en bats les moufles, parce que si je vous explique on va revenir à Freud et le divan tout ça et dans 15 ans on y est encore.

Bon, je reconnais que la parenthèse ne fait pas l’unanimité. Selon le site des gars qui n’ont rien d’autre à foutre dans la life que de se préoccuper de coupage de cheveux en quatre typographique, j’ai parlé de laponctuation.com, « on veillera toutefois à ne pas trop en abuser car la mise entre parenthèses provoque une rupture dans la phrase et complique sa lecture et sa compréhension. On se limitera de plus à des segments de phrase courts. » Mais là, j’ai envie de dire les gars 1. vous écrivez sur un site qui ne parle QUE DE PONCTUATION, 2. votre style ne me frappe pas non plus comme étant un apogée littéraire et 3. je suis hype moi, je suis à l’avant-garde du style, ce ne sont pas quelques remarques de pisse-froids à la petite semaine qui vont m’arrêter sur mon chemin jonché de parenthèses multicolores. La complexité c’est mon rayon. La parenthèse, c’est cool. Point.

Et un post sans parenthèse, un ! HA ! Tu vois j’y arrive PARFAITEMENT mais juste j’ai PAS ENVIE.

 (En fait je me suis déchiré la gueule tellement c’était dur de pas en mettre) (je suis une droguée) (ça fait tellement du BIEN) (allô docteur ? je VEUX un divan !!!!!!!!!!)

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