Tourist or not tourist?

Back in the city for two weeks, a weird feeling to be a part of it (as Frank Sinatra put it) and to be also a little lost, wanting to say Hi! to every neighborhood but knowing I won’t have time. Rediscovering that, ah yes! if the street numbers are going up you’re going away from 5th, which subway lines are express, oh I hate downtown Broadway! and I can’t figure out where I am in Soho because the grid is stopping, why do the streets have names? Some things of the urban landscape you knew with your subconscious, but you need to adapt to them again, and for such a short time!

Wandering.

De retour à New York pour deux semaines, ce sentiment étrange d’en faire partie (comme le chantait Frank Sinatra) et d’être aussi un peu perdue, vouloir passer voir chaque coin de ville en sachant que je n’en aurai pas le temps. Redécouvrir que, ah oui ! si les numéros de rue croissent c’est que je m’éloigne de la 5ème, quelles lignes de métro sont express, Broadway downtown, quelle horreur ! et je n’arrive pas à m’orienter à Soho parce que la grille des rues s’arrête, mais pourquoi les rues ont-elles des noms ? Des choses du paysage urbain que l’on savait de façon subconsciente, mais il faut se les réapproprier, et pour si peu de temps !

Errance.

Mais c’était qui ce Saint Valentin, d’abord???

Oui, la Saint Valentin est un rite débile, commercial et répugnant, auquel notre qualité de femme évoluée nous oblige à renoncer. Foin de ces représentations d’amour institutionnalisées, toute cette dégoulinante tendresse n’est que fausseté dirigée en sous-main par le grand capital. Comment demander à un homme, avec qui nous voulons avoir une relation spontanée, sincère et sans artifice, de se précipiter chez le fleuriste le plus proche pour nous acheter des roses tous les 14 févriers (oui, vous les hommes pensez que « fleur » veut dire « roses » – dans votre écrasante majorité. Eh bien scoop, ce n’est pas le cas ! Mais bon, ne vous arrêtez pas d’aller chez le fleuriste pour autant, tout est bon à prendre !)
Le problème dans l’affaire c’est qu’évidemment on aimerait bien forcer nos chers et tendres à nous acheter un petit symbole d’amour, vu que ¾ du temps de la psyché féminine est consacré à se rassurer… L’ennui, là, c’est que si VRAIMENT on était opposées à l’aspect commercial de l’affaire, on devrait se contenter d’un collier de nouilles, et ça ne va pas le faire, ça, en fait.
D’où ce dessin tout à fait dans l’esprit de Soledad Bravi.

Bref, foin de Saint-Valentin, mieux vaut penser à déboucher ses toilettes et faire un truc un peu constructif de sa journée!
Et vive l’amour quand même ! Je vous envoie des bisous à tous, dans l’esprit américain : dear readers, you are my lovely Valentines !