Des jeux vidéos

Et merde me dis-je, seule face à mon ordinateur et la tête dans le cul, voici bien longtemps que je n’ai pas écrit sur le blogue. Mais quoi dire ? A part disserter de mon immense perfection, du mauvais goût des hommes en la matière et du retour du fucking Winter et en plus sans saison de Game of Thrones, j’ai envie de vous prévenir, c’est pas l’éclate.

Heureusement, une riche polémique se développe (s’est développée, j’ai tellement grave la flemme que ça fait deux semaines que j’aurais dû finir ce riche et substantiel article, mais bon ça va bien, et merci bonsoir), polémique sur laquelle j’ai un avis tout à fait ferme et circonstancié, d’autant que je ne connais absolument rien à l’affaire. C’est bien logique : les media sont l’affaire de tous et Kim Kardashian est le nouvel Albert Londres, je ne vois pas pourquoi je me gênerais merci bisous lol. En plus c’est pas comme si je parlais de la guerre en Syrie non plus, de toute façon ils crèvent tous on ne sait pas trop pourquoi et on va pas arrêter de bouffer des chocopops pour autant. (Pardon j’ai l’esprit mal tourné)

Mais de quoi parlais-je ? Ah, la polémique. Cruciale, en effet, vitale, BIOTIQUE même. C’est pas ici qu’on va s’emmerder avec des conneries, ici on est dans l’être, ici Nietzsche tient boutique, ici ça dépote des cannettes. POWERFUL STUFF mon pote.

La polémique, donc, traite de jeux vidéos et plus précisément de cette affaire Assassin’s Creed pendant la révolution française. Bon. Je ne commente pas le fait que le jeu s’appelle Le credo de l’assassin. Après tout c’est le principe de nombreux jeux et grand bien leur fasse. Personnellement je n’ai quasiment aucune expérience de la chose, ayant grandi sans télévision. Mais enfin j’ai vu ExistenZ (excellent film huhuhu) et surtout surtout mon bon pote de 3ème m’avait installé sur l’ordi du salon (WINDOWS 95 ! Te souviens-tu, ami trentenaire ? Cette petite fenêtre qui bougeait tandis que tu attendais que le système se charge, approximativement une demi-heure… ah la jeunesse !) le bon vieux jeu de Doom. Le principe : tu es le Marine le plus endurci de la planète (genre, t’as du titane à la place des biceps, tout à fait moi, le jour où j’ai essayé de soulever un fusil je me suis fait une luxation de la hanche mais JDCJDR) et tu débarques dans une station spatiale où tous les mecs sont infectés d’un virus malveillant. Donc, tu butes tout ce qui bouge. Enfin moi je tirais plutôt dans le plafond, vu que je sursautais à la vue de chaque truc qui bougeait. Ouais ok, j’étais plutôt une grosse quiche. Et il est POSSIBLE que je sois mauvaise perdante.

En tout cas je peux dire, je le crois, que qui a joué à ce jeu a tout capté au principe (bien que je considère n’être qu’une immonde néophyte comparé aux gamers ; seulement l’ennui c’est que ça m’emmerde : trop long – étant donné mon niveau minable, pour un résultat trop certain, un joyeux bain de sang qui t’emmène vers l’horizon. Been there, done that, got the t-shirt, et en plus je vise comme une chaussette sous coke).

Me revient aussi le souvenir un peu paniqué du spectacle de mes cousins en train de taper frénétiquement sur leur manette (ça s’appelle bien une manette ? enfin le machin qui sort de la console, là, avec les boutons impossibles à maîtriser) en jouant à Super Mario (un PLOMBIER qui doit sauver une PRINCESSE en AVALANT DES PIECES)(JDCJDR MAIS MERDE). D’une part (pardonnez-moi les garçons, je vous respecte), cet objet me semblait assez masturbatoire et par là-même, suspect : sans déconner, taper sur des boutons, ça peut faire kiffer A CE POINT ??!? (oui je sais Il tape sur des bambous et c’est numéro un).

Arrête ton char Ben-Hur.

Arrête ton char Ben-Hur.

Nonobstant, quelques avantages sont à noter. Déjà t’as l’impression d’être un gros dur qui se fait respecter dans la street, donc bon c’est clair que si t’as des muscles de poulets et la dégaine d’un loser, je comprends que t’aies envie de passer ta journée à buter des zombies virtuels. Ensuite, pas besoin de s’emmerder à discuter : tu tires dans le tas, et bam. Même Vin Diesel n’est pas aussi fort niveau diplomatie ; et pourtant c’est pas un minable, surtout avec ses petits marcels blancs, hmmmm. Plaisir intense de la transgression morale. Il est également possible que tu finisses seul sans ami. Le monde est cruel.

Enfin bref, de toute façon il paraît que le meilleur jeu vidéo de tous les temps c’est TETRIS. ALLO LA POLICE ?!??? Tétris ? sans déconner. Faut vraiment avoir envie de se vider la tête. Ah, c’est l’objet ? Tant mieux. Personnellement, pour me vider la tête, faudra y aller à la louche à double tranchant, je le crains. C’est pas ces petits carrés qui me font peur. C’est comme le sudoku. LE SUDOKU. Tout est dit.

Mais, notre mouton assassin s’est perdu en chemin. Assassin’s creed, donc. Le but de l’affaire est que vous, le héros du jeu, devez buter un certain nombre de keums et de keufs (c’est vachté scénarisé sa mère) dans le Paris révolutionnaire. Même les tueurs ont besoin d’exotisme historique. La polémique fut initiée, pour changer, par notre cher Jean-Luc M, qui a des bons côtés mais pas mal de relous aussi, il faut bien le dire. En effet, ce jeu, en soi tout à fait inintéressant, se la pète qu’il se passe pendant la Révolution MAIS qu’il s’en fout comme de l’an 40 (bim ! expression utile ! je vous laisse chercher sur wikipédia ça permet toujours de briller dans les soirées). Or donc, c’est quand même un peu pousser mémé dans les orties. Les gars sont blindés de thunasses sa mère et ils sont même pas foutus de sortir quelques euros pour payer un historien spécialiste (je vous garantis, l’historien n’est pas cher sur le marché en ce moment), déjà ça te la fout mal : genre la Bastille encore debout alors que Ah ça ira ça ira on l’avait détruite dès 1789. Bon. Ces bas détails pratiques n’ont qu’une importance pour les esprits faibles.

Ouais, c'est vrai, pourquoi?

Ouais, c’est vrai, pourquoi?

Non, ce que JL dénonce, et je ne peux que le suivre, c’est que nom d’un petit bonhomme, faut pas déconner, les Révolutionnaires n’étaient pas des buveurs de sang qui violaient les femmes et mangeaient les petits enfants. Hélas oui, c’est un peu ce qu’on raconte dans les programmes scolaires : et je ne dis pas merci à notre ami François Furet, qui a réussi à faire percoler dans les esprits que Robespierre c’est Staline en puissance (bing ! référence aristotélicienne merci bonsoir). Et Napoléon c’est Bisounours. Marx aussi c’est Staline, bien sûr. Et Cavaignac c’est Casimir. Déjà que les historiens coûtent pas cher, mais merde, ce serait pas mal que les trois pékins qui font les programmes les lisent, pas seulement UN écrivain bien de droite. Enfin bon, JDCJDR. Je ne veux pas être dans le jugement. Mais permettez-moi de vous dire qu’un texte de Robespierre sur l’esclavage, à côté de cet enculé de Bonaparte qui le rétablit plus facilement qu’on interdit le voile à l’école, c’est pas de la gnognotte.

Certes, on s’en bat la rate, un jeu vidéo c’est pas fait pour apprendre l’histoire. Et les livres c’est chiant. Et de toute façon, qu’est-ce qu’on en a à branler de ces milliers de gens qui sont morts sur les barricades pour que vous ayez droit de glander toute la journée à jouer sur le canap’, à jouer à buter des zombies ?

Oh ben alors, je crois que j’ai plombé l’ambiance. C’est l’heure de la tisane.

WINTER IS COMING.

PS: Marie-Antoinette était bien une connasse. Oui, même si elle avait de belles robes, la bougresse.

De la pilosité masculine

Pourquoi ce sujet bien anodin, dont le pékin moyen devrait en tout bien tout honneur n’avoir rien à cirer, est-il devenu un enjeu dans la virilité et la séduction contemporaine ?

Moi qui n’ai aucun avis sur le poil, voilà que je me mets à rédiger des insanités en pagaille sur la question, c’est un peu fort ne trouvez-vous pas ? Oui, certes, j’écris de nombreuses insanités sur de nombreuses questions intéressantes. Mais ce n’est pas le sujet. Et puis d’abord je fais ce que je veux. Si vous n’êtes pas contents c’est le même prix ; je ne donne jamais le cul de la crémière. Et puis quoi encore ?

Bref. L’homme, le poil, la toison. Animalité insupportable, virilité d’un autre âge, ou naturalité joyeuse et luxuriance spontanée ? Faut-il préférer le glabre au barbu ? Le summum du kif pileux n’est-il pas le mâle conjuguant favoris et torse épilé ? Autant de questions ridicules dont je me bats la rate comme de l’âge du pape. Sauf que les favoris, je ne sais pas, c’est quand même une insulte à la vie (bisou à Marx, mais c’est NON). De même que la stache, ALLÔ quoi. Et pourtant, l’esprit sans cesse est sollicité par le poil. Comble de l’inutile réflexion, tout de même.

Mise en plis, mise en poils. Mais encore?

Mise en plis, mise en poils, et gros cigare. Ce monde est malade.

Situons le contexte : pour les besoins d’une enquête approfondie sur les mœurs sexuelles des jeunes célibs trentenaires de la lose, l’Emmerdeuse effectue une traversée sociologique sur Adopteunmec.

Or le site demande aux mâles, entre moult détails inintéressants, la quantité de leur pilosité. C’est donc bien que les femelles en rut s’intéressent à la chose. Pourquoi ? La question est étrange en effet. Ne peut-on pas, bon sang de bois, prendre un peu les gens comme ils sont ? Mais, me rétorquerez-vous, l’homme est un être de culture et non de culture. Je vous le concède. Paraît-il que l’épilation est un phénomène plurimillénaire : tenez-vous bien, les notables babyloniens s’épilaient soigneusement la barbe pour se coller un bouc postiche par dessus. On en perdrait son latin, si on l’avait un jour appris. Comme quoi que ça ferait penser à King-Kong, sans doute. En même temps l’avantage par rapport à une barbe c’est que toute la bouffe reste pas coincée dedans quand tu dînes. Bon. Cela étant.

Partisans du naturisme comme amis de la paix et du bien-être pourraient s’insurger de ces diktats malheureux qui nous imposent des souffrances sans nombre, et de la pertinence d’imposer aux hommes une torture aussi ridicule que l’arrachage de poils au lieu de proposer que les femmes cessent de s’y livrer. Certes certes. Mais j’avoue, ça me fait assez kiffer de penser qu’enfin les mâles vont COMPRENDRE dans leur chair. Pensez aussi à l’accouchement, tandis que l’esthéticienne vous arrachera les poils du torse. Et puis tout de même, ça doit éviter quelques résidus dentaires post-fellations – mais je m’arrête là, je suis une fille sensible et bien élevée, comme chacun sait.

C’est quand même bien dommage que j’en ai rien à foutre que mon mec (putatif donc) soit épilé ou non. Cela me navre, même. Enfin, trop bonne trop conne ma fille, comme dit la mère Raymonde.

Attention, certains subiront tout de même une discrimination. Soyez prévenus. Merci bisous lol.

Attention, certains subiront tout de même une discrimination. Soyez prévenus. Merci bisous lol.

Mais ce qui me perturbe – car je suis perturbée, j’espère que vous l’aurez senti, et c’est quand même fou d’être perturbée par une question pileuse, quand même ! ce qui me perturbe, donc, c’est l’absence totale de règles en la matière. D’un côté, les métrosexuels se dépilent consciencieusement, tels des Indiens d’Amérique de la jungle urbaine (mouahaha) (oui, fyi, les Indiens d’Amérique n’ont pas de barbe : enchantée de vous avoir appris un truc, ma mission civilisatrice est sans limite) ; d’un autre, nombreux sont les mâles de mon entourage à ouvrir largement leur chemise pour se dépoitrailler d’un geste (croient-ils) généreux. En dehors du fashion faux pas absolu de ce tic vestimentaire, qui détruit chez moi toute libido (je le reconnais, le poitrail offert ne m’inspire qu’une vague répulsion accompagnée d’un mépris mortel pour la suffisance du gars qui me balance son duvet à la gueule), ne voyez-vous pas à quel point tout cela est déconcertant ?

Je sens que cette enquête est bien mal partie. Encore un échec de l’esprit face au poil.