Because Istanbul
mai 23, 2013 § Poster un commentaire
Ceci est un compte-rendu partiel et totalement partial des meilleures vacances de la vie de la Lonesome Emmerdeuse (parce qu’il paraît qu’elle est plus emmerdeuse que camionneuse) (mais ça va, ça ne la dérange pas trop). Il ne sera donc point question d’islamisation, de problèmes de digestion dus à l’abus de viandes grillées ou de queue par 30° à l’ombre. Accompagnée des Quatre Bombasses, Melle Adorable, Melle Classe Internationale, Melle Cœur d’Or et Melle Sourire de Madone, l’Emmerdeuse ne s’est point emmerdée. Point une seconde. Que ses amies soient bénies. Et Istanbul aussi. Parce que, laissez-moi vous le dire, BECAUSE ISTANBUL en effet.
Et parce que la poésie est mère de toute chose, disons-le en rimes.
Istan-déroule
Le tapis de la ville à l’infini, qui s’en va partout en désordre sur les collines les pentes d’Asie et d’Europe on ne sait plus et on s’en fout, les tapis rouges et multicolores, les kilims mais aussi les citernes romaines sous les basiliques byzantines les mosaïques sous les enduits sous les mosquées les minarets partout et en bas et en haut, la ville qui descend les pentes et escalade les rues à coups de vigne vierge et de jasmin, les rues qui s’enroulent et se cul-de-sac au pied des chats couchés au soleil qui se battent pour une femelle poilus maigres gras paresseux royaux à l’assaut des arbres les rues des bazars au hasard des boutiques étranges à touristes des épices de l’or du cuivre des narguilés des faïences des faïences magiques des bleus des rouges des verts et les ors des mosaïques byzantines les fontaines du harem les cours du palais des mosquées les pierres dressées des cimetières les sons les sons les sons l’appel du muezzin des minarets partout le coup de corne du ferry les sirènes stridentes la techno turque à fond les ballons les ombres et le soleil le soleil les cafés les terrasses les vendeurs à la sauvette les étudiants les rues fantomatiques la nuit les rues débordantes la nuit. Istan-déroule à l’infini. Istan-déroule le monde.
Istan-foule
Hélas, il faut verser dans le cliché car on ne peut pas le dire autrement : Istanbul est un mélange d’Orient et d’Occident, de langueur et de vivacité, d’ordre et de foutoir, de tchadors et de minishorts, de monster trucks et de dos d’âne, de barquettes et de supertankers, de tours et de bow-windows en ruine, et de plein de choses encore qu’il serait trop long d’énumérer car la Lonesome Emmerdeuse n’est pas Prévert non plus, mais en tout cas ça dépote sa mère. Précisons d’ailleurs immédiatement le sens de cette expression, car la génitrice de Lonesome lui a fait récemment remarquer que quand même, le Larousse avait une plus stricte définition du mot « dépoter », à savoir « ◾Retirer une plante de son pot pour la placer dans un autre ou la mettre en pleine terre. ◾Décharger un conteneur maritime des lots de marchandises qu’il contient. ◾Vider ou transférer le contenu d’un réservoir, et notamment d’un wagon ou d’un camion-citerne. » Merci pour cette mise au point : il est tout d’abord évident qu’Istanbul dépote au sens premier, car de Constantinople à Atatürk en passant par Byzance, le rempotage a de beaux jours devant lui. De ça à ça en passant par ça (merci au Duc de Guise, toujours avide de reconnaissance sociale et de se la péter qu’il connaît la musique). Ensuite, précisons que dans l’idiome relâché de ce blog rimbaldien plein de sympathiques idiosyncrasies langagières, « ça dépote » est l’exact synonyme de « grosse boulasse intergalactique ». Istanbul, foule de trucs cools.
Istan-saoule
Hélas, l’alcool est cher à Istanbul. Le cœur de l’Emmerdeuse pleure à cette constatation : la limonade est plus abordable que la vinasse, que les Turcs fabriquent pourtant avec grande honnêteté. Enfin, les köfte, les tripes de mouton et moules farcies, les kebabs, poissons grillés, baklavas, loukoums, épices épices et épices encore sont une satisfaction calorique tout à fait satisfaisante. Et les fruits séchés !!! AAAAAAAAAH. Le régime commence demain.
Istan-maboul, Istan-bouge ton boule, Istan-cool
Chers amis étonnés, sachez qu’Istanbul, loin d’être la ringarde perle de l’Orient, est le top de la hype. Les boutiques de Montmartre peuvent aller se rhabiller, voire les bars de Ménilmontant. Y a du level de branchitude, je vous dis que ça. Les Quatre Bombasses, traînant à leur suite la Lonesome Emmerdeuse, ringarde à son corps défendant mais qui a toujours un mal fou à surmonter Shakira, ont fait la conquête des rooftops de ouf, des boîtes qui déchirent, des boutiques trop mimi (de ces CHAUSSURES !!! hélas pour son compte en banque, Lonesome a dû renoncer à ces escarpins rouges plus inspirants qu’un poème de Baudelaire). L’urbaniste de service se retient de faire un couplet pontifiant sur la gentrification, mais enfin on s’en fout, venez bougez votre boule to the risen of the music, et vive Galata et Taksim, les mariées dans les bars, les bouées accrochées aux néons, la fête et la dolce vita.
Istan-pool
L’eau l’eau l’eau est là partout (à l’eau, comme dirait Nabila), dans les fontaines le Bosphore les mers la ria les bains turcs. Après le ferry vers les îles aux Princes, les Princesses ont même plongé un orteil dans la Mer de Marmara. Et se sont laissées couler dans les piscines du hammam de Sinan, le grand architecte du 17ème (oui, culture et bulles de savon et on se croirait dans un tableau d’Ingres). Istan-bain, s’y baigner et s’y noyer.
Y revenir, en tout cas.
Because Istanbul. Je vous l’avais bien dit.
Du contenu des bols de céréales
mai 15, 2013 § 2 Commentaires
Ah que de riantes perspectives: il fait froid comme l’hiver de 1788, vas-y que ton trench que t’avais enfin sorti du placard te fait penser à un bout de tissu plus fin que le cache-sexe de Gandhi, ton équipe est championne de France mais tout le monde se fout de ta gueule parce que les supporters sont une bande de "casseurs" (oui, et les syndicalistes aussi, bande de salauds de pauvres), ta thèse sera finie dans le sang la sueur et les larmes et quand tu n’auras plus un ongle à ronger, et en plus t’auras pas de boulot l’an prochain mais tu t’en fous tu seras docteur mouahahaha tu vivras de doctorat et d’eau fraîche.
Mais tu pars à Istanbul pour le week-end avec tes copines géniales, et ça c’est quand même bien bon. Voire même de la boulasse intergalactique. Va falloir rentabiliser, ce sera tes seules vacances de l’année. Autant vous dire qu’on va pas s’éterniser dans les mosquées. Ça va balancer du lourd. J’ai d’ailleurs appris lors du briefing pré-week-end, dont la substantifique moelle consistait en histoire de la céramique et du Bosphore vin blanc et débat d’idées sur les hommes préfèrent-ils les chieuses?, que certaines blogueuses qui se donnent l’air cool et sympa dans leur blog branché ne sont pas toujours cools et sympas en vrai. Ben moi si, je vous garantis. 100% trop de la bonne. Reste plus qu’à devenir la tête de gondole de la hype du blog. Mais bien sûr.
Enfin bref, tu profites de surveiller un partiel pour écrire quelques lignes destinées à éclairer les peuples de l’internet. Faut dire que glamour et so foot ça ne te tient que deux petites heures, outre que ça fait poiler tes étudiants, qui ont désormais compris que ton cerveau était dévoué à de plus hautes tâches que la philosophie. En même temps je vais pas non plus faire style j’amène le monde diplo à la fac, ça serait trop facile.
Bref. Le sujet du jour, proposé par une fidèle lectrice, est la répugnance de Ryan Gosling pour les céréales (voir ici) (on me signale dans l’oreillette que ces vidéos sont truquées: je m’esclaffe). Étrange paradoxe d’abord que d’accoler les vocables "Ryan Gosling" et "répugnance", je suis bien d’accord avec vous. Cet homme se consomme chaud, froid, frit, roulé dans la farine, cru, en tranches ou cuit sur l’os. Je dis. Et pourtant j’aime pas les blonds.
Que dire néanmoins de la question de l’appétence de cette bombe sexuelle mutique au volant de sa voiture qui trace dans la nuit (oui sur la banquette arrière pas de problème mon gars) (avant aussi, je suis pas chiante)? D’abord, que les céréales moi j’aime bien ça, surtout quand il y a du bon chocolat noir dedans et que ça croustille. Bizarre parce que quand j’étais petite j’adorais ceux au riz soufflé et j’attendais qu’ils soient tout mous dans mon bol. Ce revirement tient de la schizophrénie, ça fait froid dans le dos que d’y penser. Mais enfin. Les céréales, cette belle antienne de la vie saine et des petits-déjeuners "complets" pour les petits nenfants, aaaaaah. Personnellement siroter un thé dans mon pieu avec un bouquin m’est infiniment plus agréable; outre que je me lève rarement avant 11 heures, ce qui fait que mon bol de céréales est plus dans le genre "repas de midi" niveau horaires. Oui je suis une paria sociale, mais ça ne m’ébranle pas plus que ça: travailler la nuit quand la ville dort est un décalage qui vaut tous les sacrifices. La diététique s’offusquera sans doute de mes délétères pratiques, mais rassurez-vous j’aime bien les carottes, ça passe très bien après un bol de muesli.
Le vrai dilemme, en matière de céréales (car après tout il y a tellement de marques de céréales que tout un chacun doit trouver son bonheur) (pour une fois que la société de consommation SERT à quelque chose) (avec la fabrication de l‘iPhone), c’est la consommation de lait. Posons les données de l’équation: lait ou pas lait? Le lait, sublime réminiscence de la tétée primordiale, est une denrée plus adaptée aux intestins de moucherons qu’au rectum de l’adulte, ce qui fait que certains en sont incommodés. Bon. Les bienfaits du lait, otage agricole, seraient une légende fabriquée de toutes pièces pour nous faire croire que sinon on va tous clamser d’ostéoporose parce que le calcium c’est bon pour tes os. Bon. Les pubs pour les produits laitiers, qui nous ont bercés nous trentenaires, à l’aube de notre glorieuse existence, et nous ont guidés avec Hartley cœurs à vif sur les glissants sentiers de l’éveil à la vie, nous raconteraient donc des craques. N’empêche que "des sensations pures", je vois pas trop comment le contrer – à part au niveau des "sensations impures" mais j’ai du mal à saisir de quoi on parle. Hmmmm, ou alors de Wolverine. Bien possible. La moustache impure. C’est ça qui est bon.
Tout ça pour dire: ben moi j’aime le lait sous toutes ses formes, et ça va bien, merci. J’espère qu’ils font du kefir à Istanbul.
De l’animale domesticité
mai 12, 2013 § Poster un commentaire
Encore un bienheureux sujet de société dans la lignée philosophique de la courageuse prise de position de la Lonesome Camionneuse en faveur de la corrida : nos amies les bêtes. Qu’on ne taxe néanmoins pas ce blogue de Brigitte-Bardotisme, aimer les bêtes c’est aussi lire Georges Bataille et son histoire de testicule de taureau sur laquelle nous n’épiloguerons point ici car un jeune public innocent pourrait s’y être égaré. Enfin, disons tout de go que c’est autre chose que cette pâlotte œuvre au rabais de Fifty shades of Grey dont on nous rebat les esgourdes. Et pas même besoin de boules de geisha : tout est dans la nature (il y est aussi question d’assiettes de lait et d’œufs mollets si la mémoire ne nous fait pas défaut). Bref, nous sommes d’une humeur plus Jean-de-la-Fontainesque ce jourd’hui, et nous servirons des animaux pour instruire les hommes (« J’entends le loup, le renard et la belette, j’entends le loup et le renard chanter ») (« Le chat de la voisine, qui mange la bonne cuisine et fait ses gros ronrons sur un bel édredon dondon »).
Pourquoi disserter ainsi à tort et travers comme d’habitude me direz-vous bande de petits salopiauds ingrats du bulbe que la Lonesome Camionneuse cultive néanmoins avec amour ? Parce qu’hier, à l’improviste dans les rues de Montmartre que LC arpente au volant du Monster truck, plusieurs configurations de domesticité animale ont croisé son œil acéré quand elle ne se prend pas des lampadaires dans la gueule parce qu’elle est en train d’écrire des textos en marchant mais c’est une autre histoire : un labrador dressé devant son maître sur un SCOOTER, puis un chat debout sur le dos de son compagnon sur un VÉLO. Passée la première réaction Nabilesque que nous avons décidé d’éviter maintenant et que nous formulerons ainsi : « mais comment donc ? vous possédez un vélomoteur et n’y transportez point de chien ? mais enfin, bien le bonjour madame ! », le dilemme philosophique est le suivant : pourquoi, au nom de tous les saints, risquer la vie des automobilistes en embarquant ainsi un animal dans un véhicule? Qu’on emprisonne céans ces larrons du guidon!
Excursus éthologie car en son temps, LC s’est enfilé des volumes entiers sur ces questions du comportement animal, vu que le prétendant à l’émirat du Q. fut longtemps un philosophe versé dans les singeries, et croyez bien que le gorille n’est pas celui qu’on croit. Enfin, vous aurez noté que le terme usité pour désigner la relation homme-chien (maître) est consubstantiellement différent du terme usité pour qualifier le rapport homme-chat (compagnon). C’est que le chien est un animal de meute, un animal de hiérarchie : quelle que soit la force de ses mâchoires, ce canidé vous respectera sa vie durant car vous êtes son chef de meute, son maître, son alpha. Pas le style à être choqué si Darth Vador lui dit je suis ton père, le chien est un béni-oui-oui, le genre de type qui se sacrifie pour son chef, même si c’est Hitler. Le chat, lui, est un adepte du free choice, de l’indépendance, un vrai bouillon de féministe à lui tout seul. S’il reste, c’est que tu lui files de la bonne pâtée, mais c’est un être circonspect qui fera passer son kif de la vibe avant toute chose. Ceci dit, l’animal le plus fantastique reste quand même la tique, mais allez donc lire Jakob von Uexküll, on ne voudrait pas vous gâcher la découverte, hu hu hu (capable d’attendre des années dans une fougère de renifler une goutte de sang dans les parages pour se jeter sur sa proie, la tique est IMPITOYABLE. Je ne vous dis que ça).
Vous aurez aisément déduit du paragraphe précédent, chers lecteurs, que la Lonesome Camionneuse est ce que l’on nomme dans le jargon de la première puissance mondiale a cat person. Elle fait donc partie des Élus. D’abord, parce qu’elle a vécu son adolescence entouré de chats fort aimables et baptisés par elle de patronymes littéraires de bon aloi. Ensuite, parce qu’un chat ça pue pas (et un chapon cha pond pas, mais c’est une autre histoire). Enfin, parce que le chat, non content d’incarner une attitude métaphoriquement féministe, nous montre la voie du salut : dormir au soleil, et bouffer du foie gras, du saumon fumé et du fromage, puis retourner dormir au soleil. Et en plus Baudelaire a écrit des vers pas dégueu sur ce petit animal. Que dire sinon What else ?
C’est l’esprit familier du lieu; Il juge, il préside, il inspire Toutes choses dans son empire; Peut-être est-il fée, est-il dieu?Sans compter les nombreuses blagues possibles autour du thème de la couleur des poils de la chatte de la voisine. La finesse n’est pas toujours au rendez-vous, mais le gondolage si (surtout si vous imaginez qu’elle est tricolore. La chatte de la voisine) (fun fact : seules les chattes ont des poils tricolores. Pas les chats).
Qu’on ne croie pas néanmoins que la Lonesome Camionneuse soit fan en quelque manière que ce soit de la lamentable mode des LOLcats (ou encore : chats qui font rire aux éclats sur l’internet du degré zéro de l’humour intergalactique). Laissons leur noblesse à ces animaux. Non, c’est seule dans l’intimité de la cabine du Monster truck qu’elle se laisse aller exceptionnellement à un oooooooh trop chouuuuuuuuuuu qui s’explique par un trop-plein de sensibilité mal venu. Elle se rattrape en allant tabasser à coups de bottes de motarde quelque citoyen contrevenant à la législation sur le ramassage des excréments animaux.
Qu’on ne croie pas non plus que la Lonesome Camionneuse n’aime pas les chiens. Seulement, ces pauvres bêtes sont souvent un peu malodorantes de la gueule. En outre, LC a un souvenir plutôt funeste du chien de la voisine d’en face de son immeuble new-yorkais (avec vue sur Central Park hu hu hu mais ne pleurons point trop notre glorieux passé), un bouledogue obèse surnommé Gorbatchov dont le passe-temps favori consistait à consteller la cage d’escalier de poils. Pourquoi Gorbatchov, alors que son air renfrogné aurait plutôt appelé un Brejnev, voire un Goebbels bien couillu ? (LC est si forte à atteindre le point Godwin qu’elle s’admire elle-même). Pourquoi Gorbatchov surtout, alors que sa maîtresse, originaire de Floride et donc les tenues ne descendaient jamais sous le ras du croupion, avait une culture générale de la taille d’un tubercule avorton ? La pérestroïka aurait-elle fait forte impression sur elle ? Etait-ce un vibrant manifeste anti-communiste ou un hommage au Politburo ? Le KGB devrait être un peu plus vigilant.
Enfin, tout cela pour poser donc cette philosophique question : maintenant que nous n’avons plus besoin de courser le cerf en chevauchant un bidet derrière une meute de beagles, pourquoi nous entourer de créatures poilues au milieu de nos cavernes d’acier ?
La solitude, la solitude de la cabine des Monster trucks de l’immense autoroute du monde postmoderne, mes pauvres amis. Une petite boule de fourrure jamais n’abolira l’amour de son prochain, mais c’est une bonne façon de ne pas sombrer dans la drogue. C’est pour ça que la Lonesome fait collection de peluches : fourrure à gogo, mais pas besoin de pâtée qui pue. Ni de stress de finir bouffée par ses chats.
La vie est pleine d’aventures.
Des dilemmes masculins du costume et de la nécessité vestimentaire du dandysme
mai 5, 2013 § 3 Commentaires
L’autre jour, après visionnage assidu de la série The West Wing que oui je sais mais allô quoi, comment t’as mis 8 ans à découvrir une des séries les plus ouf de la planète ? je vous emmerde vous avez jamais lu la Bible ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. Matthieu 20, 16. Et bim. Donc, je mate assidûment cette série de la boulasse intergalactique qui parle de la Maison Blanche et me rappelle à la fois que 1. si Martin Sheen avait eu 40 ans de moins, mais yohoho et une bouteille de rhum, parce que merde Badlands, Apocalypse Now et en plus un mec de gauche ! l’émir du Q. semble bien fade, oui, bien fade ; et que 2. les Etats-Unis sont à la fois un des pays les plus fascinants et les plus horripilants qui existent (une petite larmichette à chaque fois que retentissent les trompettes du générique) (btw : I miss you NY, I miss you New Yorkers, A LOT) (et sinon, les mecs, vous avez pensé à appeler Valérie Damidot pour le bureau Ovale ? parce que là, c’est pas possible).
Mais la conclusion la plus évidente et la plus problématique que pose cette série à dominante fortement masculine (on va quand même pas laisser le pouvoir aux femelles) est d’ordre vestimentaire.
Car oui, les hommes n’ont pas beaucoup de dilemmes vestimentaires, contrairement à nous les femmes qui passons notre temps devant nos placards après nous être goinfrées de magazines de mode en nous demandant : noir et blanc, pastel, imprimé jungle, robe cintrée, robe tube, robe chemise, jupe courte, jupe longue, et allons-y vive la mode qui nous fait nous poser des questions fondamentales de la politique et de l’égalité des sexes, alors que quelque part, si on se tenait une fois pour toutes à ce qui nous va, on s’emmerderait moins. En même temps, quand on est comme la Lonesome Camionneuse carénée comme une frégate et qu’on peut tout porter, imaginez le poids de l’hésitation qui pèse sur vos épaules (n’exagérons pas, pas tout, PRESQUE tout quand même).
Bref, revenons à nos moutons hommes, confrontés aux affres du placard : ils sont moindres mais pas moins fondamentaux.
Dilemme premier : cravate ou pas cravate ? Là, nous sommes obligée de Nabilaïser dès l’abord : nan mais allô quoi, t’es un mec et tu mets pas de cravate ? Précisons que la lonesome camionneuse n’aime rien tant que les vrais dandys, et bien sûr aucun dandy digne de ce nom ne niera que l’équilibre parfait des formes est atteint dans l’ensemble costume (bien cintré de préférence, merci) – cravate. Melle Babouchka, être de critique dont la force surpasse parfois sa sagesse, argue que la Lonesome C. est obsédée par les hauts fonctionnaires. Rien de plus faux, car si les hauts fonctionnaires portent le costume-cravate, ce n’est pas pour autant qu’ils le portent bien (cravate bleue et costume trois boutons, mais aaaaaargh passez votre tour), ni qu’ils font le bon nœud de cravate. Haut fonctionnaire et kif vestimentaire sont congruents mais non exclusifs : dandy je vous dis, dandy ! Faux cools en chemise blanche ouverte sur le poitrail, passez votre chemin, rien de plus sexy qu’un costume trois pièces bien chiadé orné d’une belle cravate (rouge, la cravate !) (j’en frissonne).
Excursus sur le nœud de cravate : LÀ est le sel de l’affaire ; le nœud de cravate idéal est à la fois légèrement asymétrique (mais la Lonesome C. aime bien la symétrie, c’est son côté germanique : certes, les dandys sont plus britano-italiens que germains, mais il faut parfois céder à son inconscient national) (bref, elle ne jure que par le demi-Windsor), mais aussi consistant, qui anime la cravate de pleins et de creux (arches et gouttes), telle un paysage calcaire conciliant canyons et dolines. Enfin, le nœud de cravate doit rester simple d’aspect, car l’élégance ne s’embarrasse pas de fanfreluches. Bref, selon les personnalités autorisées de l’internet en la matière, le Old Bertie serait de mise ; mais enfin, encore une fois, la Lonesome C. reste tenacement pour le demi-Windsor. Soyons tolérants.
Un dilemme dérivatif du précédent serait : cravate ou nœud pap’ ? La lonesome camionneuse n’a pas spécialement d’avis sur la question, hors du fait que le smoking est hautement excitant (en situation bien sûr, JAMAIS de smoking à un mariage). Disons que si le nœud papillon est bien assorti au reste, pourquoi pas, mais je soupçonne que ça doit sentir son hipster à plein nez. En même temps, du dandy au hipster il n’y a qu’un pas, me direz-vous. Et vous n’aurez point tort. Mais le dandysme est métaphysique, le dandysme est sublime, nœud pap’ ou pas nœud pap’. Attention néanmoins, on ne le répétera jamais assez, point de dandy cool en la demeure.
Le dilemme ultime et décisif en matière de costume est le suivant : pochette ou pas pochette ? Mais mouahahahaha et pffff évidemment, comme dirait le Duc de Guise, Prince des Élégances et Grand Dandy, POCHETTE bien sûr ! Pas n’importe laquelle, bien entendu : attention aux couleurs, qui doivent rester subtiles et tout en nuances. Préférer donc dans l’absolu la pochette BLANCHE, éventuellement sans prendre de risques la pochette blanche à liseré de couleur.
Après, bon, si vous préférez passer vos journées en jogging, c’est votre problème, bande de feignasses esthétiques. C’est pas comme ça que vous allez pécho de la Camionneuse (oui je suis folle, et je m’en dilate bien la rate, permettez-moi de vous le dire). M’en fous, comme dirait Sneaky Princess : « Un jour mon prince viendra, en costume trois pièces. Et plein de flegme. »
It is only the superficial qualities that last. Man’s deeper nature is soon found out. – Oscar Wilde.
De la critique musicale, et de son caractère de derrière les fagots
avril 28, 2013 § 2 Commentaires
Soyons lucides sur nous-mêmes (ce nous de majesté me ravit, de temps à autres), de nombreuses occasions nous ont prouvé que nous ne sommes pas hype, nous ne sommes pas une hipster, nous ne sommes peut-être même pas cool, mais juste une péteuse parisienne qui « pue du dos » comme on dit dans les Vosges (traduisez : « qui pète plus haut que son cul ») (la poésie n’a pas de frontières).
Ouais chuis pas branchée, et alors ?
Et alors rien. Disons que bien entendu, nous en sommes fort marrie (aucune idée de comment on accorde le nous de majesté, je fais avec les moyens du bord, foutez-moi la paix, mon existence est un supplice de sous-développée du style, pas besoin d’y ajouter la métaphysique de la grammaire), puisqu’un de nos buts dans l’existence est d’incarner le staïle et la branchitude, la pénétrance et l’esprit, telle un Boris Vian des temps modernes. Ouais bon, c’est pas gagné, remboursez, au vestiaire, elle va se taire la grognasse.
Mais n’empêche, nous nous accrochons aux branches aux rochers, telle une moule en détresse, et nous tentons de nous lancer dans la lecture de critiques d’art branché (nous ne savons pas comment le dire, mais bon, en gros : la zique pointue, le ciné à la page, mais surtout la zique pointue puisque entendons-nous bien, justement nous n’y entendons queud’, en matière de zique) (paradoxe d’une platitude qui n’a d’égale que celle d’une feuille de brick) (ou de la plupart des feuilles d’ailleurs).
Bref, nous nous sommes confrontée à quelques aperçus de la critique musicale française, à grand renfort de podcasts journalistiques et de magazines culturelsux. Et, plus qu’un dédain de bon aloi, qui est notre attitude habituelle face aux critiques de tous poils (comme vous le savez, l’auteur de ce blog est elle-même une critique acérée et de la dernière pertinence dans la plupart des domaines de la vie) (sauf sur le porno pour les femmes, et c’est une exception à souligner de l’auriculaire droit), nous avons été la proie d’une stupeur sans mélange.
Parce que, voyez-vous, la musique, c’est quand même du son. Et on a beau aimer la métaphore, décrire un son ce n’est pas exactement la même chose que composer un roman Harlequin ou un John Grisham. Ben si, on dirait. Et, même si nous avouons que ça nous troue le cul en bouche un coin, car Proust n’est pas notre tasse de thé (mais la madeleine, c’est pas dégueu), mais VOILÀ UN PEU la façon de décrire la musique, nom d’un Wagner en slip léopard : « ces thèmes insistants et fugaces qui visitent un acte, ne s’éloignent que pour revenir, et, parfois lointains, assoupis, presque détachés, sont, à d’autres moments, tout en restant vagues, si pressants et si proches, si internes, si organiques, si viscéraux qu’on dirait la reprise moins d’un motif que d’une névralgie. » Ça claque un peu.
Le problème, c’est que les critiques musicaux en question pensent que le fond de l’affaire, c’est d’utiliser des mots compliqués. Et, évidemment, critiquer toute tendance commerciale ou populaire qui condamnent Céline Dion à l’Enfer éternel malgré ses quelques millions de disques vendus. Ne perdons pas de vue la nécessité de la distinction : et d’ailleurs, ne sommes-nous pas, nous, Lonesome Camionneuse, une pauvre capacité en matière de distinction ? Va falloir citer Proust à tour de bras et se balader au musée de Cluny au son de Animal Collective (nous ignorons tout de ce groupe, mis à part qu’il est ultra branché, à vous d’y aller voir, hein) pour remonter son potentiel. Mais passons. Que retirer de cette expérience mystique ?
Déjà, nous avons appris l’existence de quelques styles musicaux au nom mystérieux : le kraut (ou rock choucroute) (ce réjouit nos racines par-delà la ligne bleue des Vosges), ou le shoe gazing (la musique qui te donne envie de regarder tes chaussures) (nous n’avons pas totalement saisi le concept, mais l’image nous plaît).
Ensuite, nous avons découvert que la tâche des critiques musicaux semble être de dévoiler les coins poussiéreux du dictionnaire à un public ébaubi, qui ne peut en tirer absolument aucune indication quant au contenu musical de l’affaire (souvent, d’ailleurs, revisité, ce qui nous la baille belle). Le son est d’abord en proie à des troubles psychiatriques : barré, hanté, mélancolique, spleen, déprimant, défoncé ou malsain. Internez-les tous. Mais la musique est aussi une expérience géographique (ce à quoi nous nous opposons vertement : faut pas pousser Nabila dans les orties, une carte n’est pas un clavier de piano, même si cet hypallage peut réjouir les poètes du mardi après-midi) : monolithique (musique et menhirs, m&m’s), continent à la dérive, voyage voyage (enfin une référence que nous comprenons) (la pecou de Desireless un souvenir inoubliable), en quête d’espace (nan c’est pas une pub pour Renault). Bref, l’exotisme cheap est à son comble, quand ce n’est pas le politique qui met son grain de sel. Plus rebelles que Rouget de Lisle, les chanteurs d’aujourd’hui célèbrent les combats de demain (mais bien sûr) : insoumis, traître et pompier, l’album est aussi parfois entouré de barbelés (nous sommes sans doute atteinte de point Godwinite aïgue, mais l’image la plus évidente qui nous vient à l’esprit est l’orchestre d’Auschwitz, et là franchement, mais ALLÔ quoi), voire offensif, faisant montre de la délicatesse d’un char d’assaut. Oui, l’oxymore ou l’hypallage sont figures appréciées par la gent critique musicale, qu’elle manie avec moins d’élégance qu’Hugo, mais c’est pas grave, ils ont l’air content d’eux. Nous vous laissons avec ces quelques exemples, et retournons au dernier Gérard de Villiers, bien plus pertinent pour notre cerveau endormi (Malko Linge est dans une situation gênante, mais heureusement, après quelques coups de queue et de mitraillette, il devrait s’en sortir) : Son dernier souvenir était de s’être endormi sur Liza Herrgot après lui avoir fait l’amour. Il ouvrit les yeux et ne vit d’abord qu’un ciel pâle éclairé par la lueur blafarde de l’aube. Mais, lorsqu’il tourna la tête, il croisa le regard intrigué et gourmand d’un magnifique tigre royal, visiblement très intéressé par ce petit déjeuner tombé du ciel. (SAS, tome 182, La filière suisse).
Place aux artistes : onirique, mi-boisé(e) mi-électronique, une musique chafouine et brutale, touché(e) par la foudre, le crachin et la grâce.
Mouahaha. Heureusement qu’il y a Shakira. Aboli bibelot d’inanité sonore.
De l’air du temps
avril 24, 2013 § Poster un commentaire
Eh oui, des fois on n’a rien à dire, alors on trouve un titre qui ne dit rien. Le temps peut-il avoir un air ? L’air de rien, mine de rien, l’air canaille, l’air fin, l’air de revenir de Pontoise, l’air narquoise, l’air ardoise ?
L’air saucisse. Le Bayern a battu le Barça 4-0 en match aller, et c’était un beau match. Il est vrai que plus que d’un air saucisse, on pourrait parler d’un air panzer, parce que mes enfants, les Espagnols se sont fait pulvériser. Au temps pour la revanche de Guernica. En même temps Guernica est basque, donc je dis n’importe quoi.
Instant culture: Le saviez-vous? "Au temps pour moi" est une expression militaire, lorsque le responsable d’un canon n’avait pas fini de recharger, et qu’il demandait le temps de recharge. On se cultive, durant les matchs, eh ouais.
L’air gnon. A l’occasion des « manifs pour tous » (le prosélytisme n’est pas mort : si t’es pas d’accord, t’es pas « tous »), ça tabasse dans tous les sens. Taper des homos, voilà une belle activité pour défouler ses frustrations. Bravo, enfin on se saisit des vrais problèmes. On attend les milices et le triangle rose. La droite découvre les violences policières (allô, allô, fun fact : saviez-vous que les émeutes urbaines des 30 dernières années ont presque toujours été déclenchées par la mort de jeunes sous l’effet de la douce action policière ?) (mais ça c’est de la canaille, rien à voir bien sûr) (les amis, si vous êtes étrangers ET homos, il est déconseillé de vous promener avec des plumes dans le cul dans cette saine atmosphère d’ordre moral ; mais venez chez moi, on leur fera la nique à la fenêtre). Le comble de cette prise de conscience indignée est le brandissement d’une ballerine en pleine Assemblée par le député Meunier (tu dors ? ton moulin ton moulin va trop vite), preuve qu’une malheureuse jeune fille avait été bousculée par les CRS. Mouahahahaha. Un ouvrier d’Arcelor Mittal qui manifestait à Strasbourg a perdu son œil il y a deux mois. Mais bon, c’est un syndicaliste, ouvrier et belge par-dessus le marché. Manquerait plus que d’amener un œil à l’Assemblée. On va pas chialer non plus. Votons contre l’amnistie des syndicalistes, et des accords interprofessionnels scélérats. A la lacrymo la racaille !
L’air arc-en-ciel. Quoi qu’il en soit, dans les vivats, une loi de gauche est enfin passée ! Et je me réjouis sincèrement, car il est à prévoir que je vais être demoiselle d’honneur un bon nombre de fois durant les prochaines années (si vous ne me choisissez pas je vous tue) (souvenez-vous du nombre de plumes qu’on s’est plantées dans le cul au son de Dalida, petits ingrats !) Il faut croire d’ailleurs que les homos réussissent plutôt mieux leur vie de couple que la lonesome camionneuse, qui malgré un talent certain en cuisine et son imposante poitrine n’inspire pas spécialement l’idée d’une bague au doigt. En même temps, chers amis, considérons un instant la question d’un point de vue théorique : étant donné que depuis un certain temps (1972 très exactement) la légitimité des enfants est découplée du mariage civil, quel est exactement l’intérêt de se substituer à l’église dans ce cas précis ? Dieu sait que mon jacobinisme est fervent, mais j’avoue que la suppression du mariage civil m’eut semblée plus pertinente. Mais alors, me direz-vous, ne subsiste plus que le mariage religieux, et les homos en seraient privés : eh bien, qu’attend-on pour faire le siège chez notre ami François ? L’Eglise est bien passée de la polygamie à la monogamie en 1585 (et c’est bien dommage, mais ne regrettons pas trop le bon vieux temps) (ah, le p’tit vin blanc qu’on buvait sous les tonnelles).
L’air de rien, heureusement qu’il fait beau.
La loose du printemps
avril 20, 2013 § Poster un commentaire
« Les filles sont jolies dès que le printemps est là » Permettez-moi d’opposer un mouais dubitatif et retentissant à cette assertion de Joe Dassin, dont le moindre mérite n’est pas d’avoir été le chanteur le plus swing de mon enfance sexe drogue et rock’n roll fleurs bleues livres et musique sacrée. Certes, la libido de l’être humain se réveille à l’appel du soleil, des fleurs et des cui-cuis, mais c’est bien plutôt malgré toutes ces petites choses qui font qu’au printemps t’as plutôt tendance à avoir une tête de cul une apparence intéressante.
Bref, tu sais que c’est la loose du printemps quand :
C’est la demi-saison, donc censément tu devrais mettre un demi-manteau. Hélas, ça n’existe pas, sauf si t’es Saint Martin de Tours, le mec tellement généreux qu’il file la moitié de son manteau au clodo du coin, parce que tout le manteau faudrait pas pousser mémé dans les orties non plus. Donc tu pleures ta mère quand Joël Collado t’annonce qu’il va faire beau, mais frais. Ce qui objectivement est un peu le top de la météo, vu que comme t’es une fille super chiante sur les températures et plus frileuse que la princesse Badroulboudour t’aimes ni la froidure ni la chaleur. Mais n’empêche que ça veut dire 3 heures devant ton porte-manteau pour finir par un résultat piteux: tu vas suer ta mère ou avoir l’impression que ton trench n’est qu’une immense trouée ouverte au vent. Insoutenable légèreté du trench.
N’oublions pas que, avec les jupes courtes, voici venir la nécessité de l’épilation. Dure loi de l’arrachage de poils.
Autre réquisit vestimentaire du changement de saison, le changement de chaussures : à nous les ballerines et autres escarpins claquant gaiement sur le pavé. Hélas, trois fois hélas, à changement de pompes, éclosion d’ampoules ! Sur les plaies meurtries de tes pauvres pieds, la pharmacienne fait fortune de pansements vendus à prix d’or pour soulager à tout prix tes arpions.
Arrivée du soleil, pic de pollution, que sais-je ? Le printemps rime hélas trop souvent avec la floraison de pustules sur ton beau visage de madone, qui se réfère alors plus à un champ d’obus qu’à une jonchée de roses. Le scrofule pullule, vive le fond de teint.
Cruelle nouvel, désappointement médicinal, tu chopes le rhume des foins. De quoi s’agit-il, ô mortels insoucieux, ô lecteurs ignorants ? Il s’agit, je vous le donne en cent, je vous le donne en mille, d’une allergie au pollen. Moi qui, depuis plus de trente ans, foule la terre avec insouciance en pensant chaque printemps attraper un coup de froid, voilà que j’apprends avec stupéfaction et saisissement que je suis allergique. Hélas, oï, opopoï, larmes et exclamations, car ce trait corporel est considéré familialement comme une faiblesse de la chair, un inexcusable laisser-aller. Oui, le printemps fait de toi un allergique, un damné de la terre. Je ne me moquerai plus jamais de l’allergie de mon oncle aux fruits à noyaux crus, découverte sur le tard : telle Saint Thomas, je crois, maintenant que j’ai touché du doigt nez. A toi la gloire, anaphylaxie.
Pour finir, la saison de foot touche à sa fin, le PSG a perdu face à la troupe de bouteilles en plastique rose la plus lamentable de l’histoire, on ne fera pas le doublé coupe-championnat, et ça mes amis, c’est grave la loose.
Mais c’est pas si grave, parce qu’au printemps, Paris, quand même, est vraiment magique.















